Le second tour des élections municipales 2026 aux Pennes-Mirabeau a livré son verdict : Romain Amaro (divers droite) remporte la mairie dans une configuration particulièrement fragmentée, marquée par une quadrangulaire et des écarts relativement serrés. Romain Amaro était entré au conseil municipal en 2014, avant de mener une liste d’union de la droite en 2020.
Une victoire à 33,11 % dans une élection éclatée
Avec 33,11 % des suffrages, soit 3 692 voix, la liste « Ensemble pour Les Pennes-Mirabeau » conduite par Romain Amaro arrive en tête et décroche la majorité municipale. Dans un contexte de forte dispersion des voix, cette performance lui permet de s’imposer sans majorité absolue, mais avec une avance suffisante pour gouverner.
Face à lui, Grégory Bouchet (divers centre), pourtant arrivé en tête au premier tour avec une courte avance, recule au second tour et termine en deuxième position avec 27,60 % des voix (3 077 suffrages). Un retournement notable qui illustre les recompositions à l’œuvre entre les deux tours. Grégory Bouchet était soutenu par le maire sortant des Pennes-Mirabeau, Michel Amiel.
Maximilien Fusone (divers extrême droite) complète le podium avec 20,13 % (2 244 voix), confirmant l’ancrage de l’extrême droite dans cette ville de la périphérie marseillaise.
Jean-Philippe Musso (divers gauche) arrive quatrième avec 14,23 % (1 587 voix), dans une dynamique limitée malgré sa qualification au second tour. Le candidat officiel du Rassemblement National, Hervé Fabre-Aubrespy, ferme la marche avec 4,93% des suffrages (550 voix).

Un rapport de forces bouleversé entre les deux tours
Le scrutin des Pennes-Mirabeau aura été marqué par une forte incertitude, confirmant les équilibres fragiles observés dès le premier tour. Si Grégory Bouchet disposait d’une avance initiale, celle-ci n’a pas résisté aux recompositions politiques de l’entre-deux-tours.
Romain Amaro a su capter une partie des électorats dispersés, profitant à la fois du morcellement des candidatures et d’une dynamique de rassemblement plus efficace. Dans un scrutin à cinq listes, la capacité à élargir sa base électorale s’est révélée déterminante. Il a capitalisé sur sa figure de premier opposant à Michel Amiel, et sur la volonté de l’électorat de tourner la page de celui qui est maire depuis 2001.
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