Le second tour des élections municipales à Vitrolles a confirmé l’avantage du maire sortant Loïc Gachon, qui s’impose dans une triangulaire marquée par une poussée significative du Rassemblement national.
Une victoire nette mais sous pression
Arrivé en tête dès le premier tour avec 41,11 % des suffrages, Loïc Gachon (PS), à la tête de la liste Ensemble pour Vitrolles, a transformé l’essai au second tour en recueillant 46,78 % des voix, soit 6 341 suffrages. Il devance Fabien Bravi (RN), dont la liste Vitrolles en ordre atteint 42,67 % (5 783 voix).
Si l’écart reste en faveur du maire sortant, il demeure relativement resserré, confirmant le rapport de force déjà observé au premier tour. La dynamique du RN, en progression de plus de six points entre les deux tours, témoigne d’un ancrage solide dans la commune.

Une triangulaire maintenue jusqu’au bout
Comme envisagé à l’issue du premier tour, la liste centriste conduite par Philip Farrugia (Vitrolles Unie) s’est maintenue au second tour, donnant lieu à une triangulaire. Avec 10,55 % des suffrages (1 430 voix), elle n’a toutefois pas pesé suffisamment pour bouleverser l’équilibre entre les deux principaux blocs.
Ce maintien a contribué à fragmenter l’électorat, limitant les possibilités de reports de voix, notamment au détriment du maire sortant qui devait composer avec une dispersion au centre.
Une recomposition politique locale
Au conseil municipal, la liste de Loïc Gachon obtient 29 sièges, contre huit pour celle de Fabien Bravi et 2 pour Philip Farrugia. Cette répartition assure au maire une majorité confortable pour gouverner, malgré un contexte politique plus tendu qu’auparavant.
Ce scrutin confirme une évolution du paysage politique vitrollais. Si la gauche conserve la mairie, elle doit désormais composer avec une opposition RN renforcée et structurée, capable de rivaliser électoralement.
Un signal politique dans les Bouches-du-Rhône
Au-delà du cas vitrollais, ce résultat s’inscrit dans une tendance plus large observée dans plusieurs communes du département : une fragmentation accrue de l’électorat et une montée en puissance du Rassemblement national, y compris dans des villes historiquement ancrées à gauche.
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