Envie de respirer l’air pur sans parcourir des centaines de kilomètres ? La région marseillaise regorge d’évasions nature à portée de volant. Entre mer turquoise, massifs calcaires et étendues sauvages, le Sud dessine une carte des possibles où chaque destination raconte sa propre histoire. Voici sept échappées belles pour renouer avec l’essentiel, loin du bitume et des écrans.
Pour les vacanciers arrivés en train ou en avion à Marseille, louer une voiture à Marseille avec Ucar représente la solution idéale pour partir à la découverte de ces territoires préservés. Cette formule offre toute la liberté nécessaire pour s’arrêter aux points de vue qui vous inspirent, adapter son rythme selon l’envie du moment et transporter facilement son matériel de randonnée. Sans les contraintes des horaires de bus ou de la recherche de parking en centre-ville, l’aventure commence dès la sortie de l’agence.
La Sainte-Victoire, l’emblème provençal à 50 minutes
Impossible de parler d’escapade nature depuis Marseille sans évoquer cette montagne mythique qui a inspiré Cézanne et tant d’autres peintres. À moins d’une heure de route, la Sainte-Victoire s’impose dans le paysage avec ses barres rocheuses blanches qui virent au rose selon la lumière du jour.
Le massif offre plus de 250 kilomètres de sentiers balisés pour tous les niveaux. Les plus sportifs grimperont jusqu’à la croix de Provence perchée à 946 mètres, tandis que les familles préféreront la balade jusqu’au refuge Cézanne ou le tour du barrage du Bimont. L’automne y est particulièrement magique quand les chênes se parent d’ocre et d’or.
Conseil pratique : le massif est soumis à une réglementation stricte du 1er juin au 30 septembre. Pensez à vérifier les conditions d’accès avant de partir, surtout en période estivale où le risque d’incendie peut entraîner des fermetures temporaires.
Le Verdon, le grand canyon européen à un peu plus de 2h
Un peu plus de deux heures de trajet suffisent pour se retrouver face à l’un des plus beaux spectacles naturels d’Europe. Les gorges du Verdon sculptées dans le calcaire offrent des panoramas vertigineux où l’eau turquoise serpente 700 mètres plus bas.
Le site se prête à mille aventures : randonnée sur le mythique sentier Blanc-Martel, kayak dans les eaux émeraude du lac de Sainte-Croix, escalade sur les falaises pour les grimpeurs confirmés. La route des crêtes (D23) mérite à elle seule le détour avec ses belvédères qui dominent le vide.
Pour un week-end réussi, prévoyez de dormir sur place à Castellane ou Moustiers-Sainte-Marie. Ces villages perchés ajoutent une touche de charme provençal à l’aventure. Le petit déjeuner sur une terrasse face aux gorges vaut tous les réveils parisiens.
La Camargue, terre d’horizons à 1h30
Direction plein ouest pour plonger dans un univers à part où le ciel se confond avec l’eau. La Camargue déploie ses étendues plates jusqu’à la mer, royaume des flamants roses, des chevaux blancs et des taureaux noirs qui paissent en liberté.
Saintes-Maries-de-la-Mer constitue le camp de base idéal pour explorer cette réserve de biosphère classée par l’UNESCO. On y loue des vélos pour parcourir les chemins entre marais et sansouïres, on observe les oiseaux migrateurs au parc ornithologique du Pont de Gau, on s’offre même un safari en 4×4 avec un guide passionné qui connaît chaque recoin du delta.
La lumière y est unique, presque irréelle en fin de journée quand le soleil rase les étangs. Les photographes y trouvent leur bonheur à toute heure. N’oubliez pas la crème solaire car les reflets sur l’eau n’épargnent personne.
La Sainte-Baume, le massif mystique à 1h
Ce parc naturel régional mérite qu’on s’y attarde. Coincé entre mer et montagnes, il bénéficie d’un double climat qui lui offre une eau en abondance, denrée rare en Provence. La forêt qui couvre ses flancs nord abrite des hêtres et des ifs centenaires dans une ambiance presque nordique.
La grotte de la Sainte-Baume attire les pèlerins depuis des siècles. Le site mêle histoire, spiritualité et nature sauvage. Mais au-delà de l’aspect religieux, c’est surtout un paradis pour randonneurs avec des sentiers qui serpentent entre falaises calcaires et sous-bois ombragés.
Le point culminant à 1147 mètres d’altitude offre une vue panoramique qui balaie du Ventoux à la Méditerranée par temps clair. Un bon compromis entre effort physique et contemplation pour ceux qui cherchent à se reconnecter sans se transformer en alpinistes.
L’Estérel, le massif volcanique à 1h15
Cap vers l’est cette fois, direction ces roches rouges qui plongent dans la Méditerranée. Le massif de l’Estérel tranche avec les calcaires provençaux grâce à son origine volcanique qui lui donne ces teintes de feu.
Les sentiers y alternent vue mer et passages en forêt de chênes-lièges. Le pic de l’Ours ou le cap Roux sont des classiques qui combinent effort modéré et panoramas exceptionnels. Les criques cachées au pied des falaises invitent à prolonger la randonnée par une baignade bien méritée.
La route de bord de mer entre Saint-Raphaël et Agay, la fameuse corniche de l’Estérel, fait partie des plus belles routes côtières de France. Cette escapade se prête parfaitement à une exploration en toute autonomie, sans contrainte horaire.
Le Luberon, entre villages et nature à 1h15
Le parc naturel régional du Luberon s’étire de Cavaillon à Manosque sur plus de 77 communes. Ce territoire rural cultive l’art de vivre provençal avec ses villages perchés, ses champs de lavande et ses forêts de cèdres plantées au XIXe siècle.
Gordes, Roussillon, Lourmarin… ces noms résonnent comme autant de promesses de dépaysement. Mais le Luberon ne se résume pas à ses cartes postales. Les sentiers de grande randonnée qui traversent le massif permettent de découvrir une Provence authentique, loin des circuits touristiques.
Le Colorado provençal à Rustrel mérite à lui seul le détour. Ces anciennes carrières d’ocre sculptées par l’érosion offrent un paysage surprenant où le rouge, l’orange et le jaune composent une palette de peintre. On se croirait transporté dans l’Ouest américain, en plus compact.
Le Mercantour, la haute montagne à 2h
Pour ceux qui veulent pousser jusqu’aux Alpes, le parc national du Mercantour représente la destination la plus éloignée mais aussi la plus dépaysante. Deux bonnes heures de route via l’arrière-pays niçois pour se retrouver face à des sommets qui dépassent les 3000 mètres.
Les vallées des Merveilles et de Fontanalba abritent des milliers de gravures rupestres datant de l’âge de bronze. La randonnée jusqu’à ces témoignages préhistoriques combine effort physique, découverte culturelle et immersion dans une nature alpine préservée.
Le parc héberge également des loups, réintroduits dans les années 90. Les rencontrer relève du privilège mais savoir qu’ils rôdent dans ces montagnes ajoute une dimension sauvage à l’expérience. Les marmottes, elles, se laissent photographier plus facilement.
Organiser son échappée nature
Ces destinations se visitent en mode slow, sans précipitation. Oubliez l’idée de tout faire en un week-end. Mieux vaut choisir une seule destination et prendre le temps d’y flâner que d’enchaîner les kilomètres. La philosophie du slow tourisme prend tout son sens dans ces espaces où la nature impose son rythme.
Côté équipement, prévoyez de bonnes chaussures de marche, de l’eau en quantité (au moins deux litres par personne) et un chapeau. Le soleil méditerranéen tape fort même hors saison. Une carte papier ou l’application adaptée permettra de ne pas se perdre, surtout que le réseau téléphonique reste capricieux dans certains secteurs.
Pour l’hébergement, chaque site propose des options variées. Chambres d’hôtes au charme provençal, campings pour se réveiller au chant des cigales, refuges de montagne pour les plus aventureux… L’offre s’adapte à tous les budgets et toutes les envies. Réserver à l’avance reste conseillé en haute saison.
Le choix de la période influence grandement l’expérience. Le printemps (avril-mai) et l’automne (septembre-octobre) offrent les meilleures conditions avec des températures agréables et moins de monde sur les sentiers. L’été reste possible mais implique de partir tôt le matin pour éviter la chaleur de midi. L’hiver transforme certains sites comme le Mercantour en paradis blanc tandis que le littoral reste clément.






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