Alors que le jumelage entre Marseille et la ville israélienne de Haïfa continue de faire polémique, plusieurs organisations politiques de gauche et d’extrême gauche appellent à une grande marche unitaire ce mercredi 30 juillet. À l’initiative de l’Union pour la Palestine Marseille (UPM), le rassemblement vise à dénoncer la collaboration économique et portuaire avec Israël.
Le départ de la manifestation est prévu à 18h30 depuis la Porte d’Aix. Le cortège traversera le centre-ville jusqu’à la place de la Joliette. « Le port de Marseille sert de plateforme logistique aux livraisons d’armes vers Israël, en pleine campagne de massacres à Gaza. Chaque cargaison qui part d’ici fait couler le sang là-bas, plaide Mille Bâbords, une association de luttes sociale, Nous refusons d’être complice ! »
« Stop au jumelage Marseille – Haïfa »
Officiellement établi depuis 1962, le jumelage entre Marseille et Haïfa est redevenu un sujet hautement sensible dans le contexte actuel du conflit. Le 10 juin dernier, le maire Benoît Payan a annoncé qu’il maintenait le jumelage avec la ville israélienne, tout en précisant que « des discussions très avancées » étaient en cours avec deux communes palestiniennes en Cisjordanie pour établir de nouveaux jumelages « complémentaires ».
Cette position, jugée insuffisante par de nombreux militants, à l’instar de LFI, a provoqué des remous. Plusieurs collectifs, dont l’UPM, estiment que le maintien d’un jumelage avec Haïfa constitue une caution morale à la politique israélienne. L’objectif : demander l’arrêt des livraisons d’armes, la fin du jumelage avec Haïfa et la transparence sur les échanges économiques entre les ports français et israéliens.

Si le rassemblement du 30 juillet se concentre sur la dimension symbolique du jumelage et du commerce d’armes, des actions concrètes ont déjà eu lieu. En juin dernier, des dockers du port de Fos-sur-Mer ont refusé de charger une cargaison de pièces pour mitrailleuses à destination d’Israël : « Les travailleurs.euses du port de Fos ne veulent pas être complices de massacres, de pertes de vies humaines. » Cette action, saluée par de nombreuses associations, avait permis de braquer les projecteurs sur les flux logistiques sensibles en Méditerranée.
A Gaza, la situation continue de s’aggraver. Les journalistes de AFP ont récemment attiré l’attention sur la famine qui frappe la bande de Gaza et impact les pigistes de l’agence de presse française. Une actualité qui a d’ailleurs fait réagir Emmanuel Macron, qui a annoncé que la France s’apprête à reconnaître l’Etat de Palestine à l’Onu en septembre prochain.










