La Ville d’Aix-en-Provence a annoncé vendredi soir l’instauration d’un couvre-feu temporaire ciblant les mineurs non accompagnés pour la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre, une décision prise par arrêté municipal afin de prévenir de potentielles violences et dégradations en marge de nouveaux appels à manifester.
Cette interdiction de circuler s’appliquera de samedi 21H00 à dimanche 06H00 aux moins de 18 ans qui ne sont pas accompagnés par un parent ou un adulte exerçant l’autorité parentale, a précisé la municipalité dans un communiqué diffusé à 21H00.
Un périmètre élargi aux zones commerciales
La mairie justifie cette mesure de prévention par un « contexte de fortes tensions » consécutif aux violences constatées le 17 octobre dernier. Les autorités pointent de nouveaux appels à rassemblement ainsi que des messages sur les réseaux sociaux « incitant à des actes de pillage et de dégradation à l’encontre de commerces aixois ». Selon la Ville, cet arrêté vise également à « protéger les étudiants qui manifestent et voient leur mouvement très souvent instrumentalisé par les casseurs.»
La mesure se concentre sur les zones jugées les plus exposées de la commune. Le périmètre intègre le secteur des Allées Provençales (entre la place du Général-de-Gaulle et l’avenue Armand-Lunel) ainsi que l’ensemble du centre-ville intra-muros, délimité par les boulevards Aristide-Briand, Carnot, du Roi-René et Jean-Jaurès, le cours Saint-Louis, le cours Sextius et les avenues Victor-Hugo et Napoléon-Bonaparte. Le dispositif s’étend par ailleurs aux zones économiques périphériques, ciblant explicitement le centre commercial Auchan (avenue de Brédasque) et la zone commerciale de la Pioline.
Reconduite à domicile et sanctions pénales
Cette décision répond à un « double objectif » pour la municipalité : prévenir les troubles à l’ordre public et protéger les jeunes face aux risques de débordements. « Par cette mesure exceptionnelle, strictement limitée à une nuit et à des périmètres identifiés, la municipalité réaffirme sa volonté de préserver la sécurité et la tranquillité publiques, tout en garantissant une réponse proportionnée aux risques identifiés », insiste le texte.
En cas de non-respect de l’arrêté, les forces de sécurité pourront, si des circonstances d’urgence ou de danger grave et imminent le justifient, reconduire directement les mineurs concernés à leur domicile. Leurs représentants légaux seront immédiatement informés et un rappel à l’ordre sera effectué. La Ville, qui appelle les parents à la « plus grande vigilance », rappelle que les infractions à cet arrêté sont passibles de sanctions prévues par le Code pénal.
Lien utile :
Notre dossier d’actualités consacré aux violences urbaines et à leurs suites.











