Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est rendu ce matin à Marseille à la rencontre des élus, en particulier du maire de Marseille Benoît Payan, rencontré à l’Hôtel de Ville, des forces de sécurité et des commerçants vandalisés. Dans un message posté sur X il explique les raisons de son déplacement et tente de rassurer. Verbatim intégral :
« À Marseille ce matin, je suis venu témoigner de la solidarité de la Nation à tous ceux qui ont été frappés par les violences du 17 octobre. J’ai échangé avec le maire, les élus du territoire, les autorités préfectorales, des commerçants, des habitants, et les forces de sécurité intérieure. Nous avons tiré les leçons du 17 octobre. Ce samedi 24, le droit de manifester a été préservé et l’ordre républicain a été tenu. Je remercie vivement nos forces de l’ordre pour leur engagement aux côtés des élus.
Notre détermination est entière pour que le calme demeure. Nous maintiendrons les dispositifs de sécurité nécessaires et travaillerons à pérenniser des parcours de manifestation en dehors du centre-ville, pour concilier la liberté de manifester, la sécurité des habitants et la reprise de l’activité économique. Notre priorité : préserver le calme, permettre aux commerces de rouvrir et à la vie de reprendre pleinement ses droits.

Pour soutenir les commerçants qui ont subi des pillages ou qui ont été contraints de fermer, différentes aides dont un fonds de soutien ont été mises en place, en lien avec les collectivités territoriales et le secteur privé. Nous travaillons avec les assureurs et les banques pour accélérer les indemnisations, aider à financer les nouvelles commandes et accompagner ceux qui ont subi des pertes de revenus. Derrière chaque commerce, il y a des femmes et des hommes qui travaillent, des emplois, des familles, des années d’efforts. C’est la vie économique de notre pays. Nous devons la protéger et leur permettre de reprendre leur activité. Marseille en a besoin. Nos compatriotes en ont besoin. L’État est à leurs côtés et le restera. Je sais aussi les colères qui s’expriment. La vie chère, les inquiétudes de nos lycéens et de nos étudiants pour leur avenir : ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Le Gouvernement annoncera dès cet après-midi des mesures. Mais aucune colère ne saurait justifier les violences, les pillages ou les attaques contre nos institutions. Manifester est un droit. Détruire n’en sera jamais un.
À six mois de l’élection présidentielle, notre pays a besoin d’un débat démocratique, pas d’une spirale de violences. Les désaccords doivent pouvoir s’exprimer, les propositions se confronter et les Français choisir librement leur avenir. Nous serons au rendez-vous de cette responsabilité collective : garantir l’ordre républicain, permettre le débat démocratique et préserver ce qui nous unit. Marseillais, commerçants, élus, forces de sécurité : vous pouvez compter sur le Gouvernement et sur mon engagement. Nous serons là. »
Lien utile :
Notre dossier d’actualités consacré aux conséquences des violences urbaines.











