Le maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF), a été mis en examen pour favoritisme le 29 avril dernier dans le cadre de l’affaire dite de la Semivim, office HLM de la ville de Martigues. L’information a été confirmée lundi 22 juillet par le parquet de Marseille auprès de l’AFP, qui confirme une révélation initiale du média Blast. En mettant en examen Gaby Charroux, qui a été président de l’office HLM, le juge d’instruction considère qu’il a fait preuve de négligence dans cette affaire, sans qu’il y ait eu d’enrichissement personnel ou un quelconque fait de corruption.
Cette mise en examen «n’enlève rien à mon innocence»
Interrogé par Blast, Gaby Charroux déclarait : «Cette mise en examen est donc l’aboutissement d’une procédure qui a été menée à charge et à décharge, et a fait le jour – au vu du seul chef d’accusation retenu (favoritisme) – sur bien des contre-vérités énoncées depuis le début de cette affaire.
Elle n’enlève rien à mon innocence. Je sais ce que j’ai fait et les gens qui me connaissent comme mes administrés savent que j’ai toujours agi avec honnêteté et intégrité, dans l’intérêt général et jamais pour un intérêt particulier. Il n’y a qu’à en juger par ma déclaration de patrimoine ou par le rapport de la CRC qui apprécie la qualité de gestion de la ville et de la probité de ceux qui la dirige.»
Affaire de la Semivim : de quoi parle-t-on ?
La Semivim est une société d’économie mixte, qui agit comme office HLM de la ville de Martigues. Ce bailleur social gère plus de 3000 logements sur la commune qui compte 48 000. En 2021, lors d’une enquête pour un trafic de drogue, les policiers qui suivaient une cargaison suspecte interpellent Adel Baha. Ce dernier nie être impliqué dans un trafic de drogue, mais révèle un système de corruption au sein de la Semivim, qui le met en cause avec sa compagne, Patricia Baptiste, qui occupe les fonctions de directrice du patrimoine de la Semivim. Le couple aurait perçu des rétributions de la part d’entreprises prestataires de la Semivim en échange d’informations sur les appels d’offres.
La section locale du PCF a minimisé la portée de cette affaire à la suite de la mise en examen de Gaby Charroux, âgé de 83 ans et maire de Martigues depuis 2009 : « Dans cette affaire, il n’a pas manqué un seul euro dans les caisses de la Semivim ».









