La société aixoise, qui porte un projet de petit réacteur nucléaire, a choisi le Gard rhodanien pour lancer les études d’implantation. Dans un communiqué le spin-off du CEA précise « qu’Hexana créera un nouvel établissement dans le bassin économique de Bagnols-sur-Cèze, le 3ᵉ en France après son siège social implanté à Aix-en-Provence, ses bureaux parisiens et son équipe bruxelloise. Il accueillera l’équipe en charge du projet d’implantation de la tête de série industrielle de sa plateforme SMR, ouvrant la voie à l’implantation de moyens expérimentaux destinés à la qualification et essais programmés lors de la phase d’industrialisation de son réacteur qui débute courant 2026 ».
Concrètement, précise l’Agglomération du Gard rhodanien pour Gomet’, le SMR serait installé à Marcoule (sur les communes de Chusclan et Codolet, voisines de Bagnols-sur-Cèze). Marcoule est un site historique du nucléaire qui accueillit au début des installations militaires, puis le projet Phénix. Nombre d’installations sont en cours ou en projet de démantèlement et le site est aujourd’hui globalement spécialisé sur le cycle du combustible nucléaire. 5 000 personnes y travaillent pour le CEA, Orano, Melox et des espaces importants sont disponibles pour des nouvelles implantations.
Hexana : « une implantation qui est le résultat de la combinaison idéale »
L’agglomération du Gard rhodanien mettra de plus à disposition des équipes d’Hexana des espaces de bureau disponibles au sein de l’Office des entreprises à Bagnols-sur-Cèze. « Le choix de ce territoire, explique Hexana, est le résultat de la combinaison idéale entre soutien par des collectivités locales motivées, opportunité foncière, expertises nucléaires du CEA et remarquable tissu industriel. »
« Pour cette agglomération labellisée « Territoires d’Industrie de France », ce projet représente une opportunité de création d’emplois et de stimulation de l’économie locale déjà dynamisée par des organisations telles que Le Collectif Cyclium ou encore l’implantation du Groupe M. », écrit encore Hexana dans son communiqué.
L’implantation sur un site déjà dédié au nucléaire, sécurisé, facilite l’acceptation sociale, toujours sensible et permet d’accélérer les autorisations liées à une installation, qui tout en étant « Small » reste nucléaire.
«Le point de départ d’un nouveau grand projet industriel »
Le président de l’Agglomération du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, qui cédera son siège le 7 avril prochain, salue « avec enthousiasme » cette annonce, qui « est le point de départ d’un nouveau grand projet industriel, porteur d’avenir pour notre territoire, pour la filière nucléaire française et pour notre souveraineté énergétique », écrit-il.
« Aujourd’hui, nous récoltons ce travail de fond : si Hexana a choisi le Gard rhodanien, c’est parce que nous avons les compétences, l’expérience, les infrastructures et une synergie locale, affirme l’élu. Notre territoire est attractif et dynamique : deuxième pôle industriel d’Occitanie, labellisé Territoires d’Industrie, il conjugue tradition industrielle, excellence nucléaire, opportunités foncières et engagement sans faille des collectivités. »

L’annonce d’Hexana suit la sélection du projet de production de carburants de synthèse de la société MGH Energy évalué à un milliard d’euros. L’Agglomération du Gard Rhodanien a acté le 9 février 2026 pour l’ancien site sidérurgique d’ArcelorMittal de Laudun-l’Ardoise (labellisé France 2030) la candidature de la société MGH Energy qui implantera une usine dédiée à la production de carburants de synthèse : jusqu’à 70 000 tonnes par an d’e-kérosène pour décarboner le transport aérien et 50 000 d’e-méthanol pour répondre aux besoins du marché maritime.
Cette production de carburants de synthèse reposera sur l’utilisation d’électricité bas carbone, d’hydrogène vert issu de l’électrolyse de l’eau et de dioxyde de carbone. Les deux projets voisins, SMR et hydrogène pourront développer des synergies industrielles.
Lien utile :
L’actualité d’Hexana à retrouver dans Gomet’














