Ingénieure devenue joaillière, Emmanuelle d’Ortoli a trouvé à Marseille son port d’attache créatif. Entre héritage artisanal et technologie de pointe, elle conçoit des bijoux inspirés du passé pour les femmes d’aujourd’hui.
C’est en Suisse, son pays natal, qu’Emmanuelle d’Ortoli débute sa carrière chez Rolex, dans la recherche et développement des matériaux et notamment l’or. Passionnée de voile qu’elle pratique à haut niveau, elle participe à deux Jeux olympiques qui lui font découvrir Marseille où elle jette finalement l’ancre pour fonder une famille et décide alors de donner un nouveau souffle à sa vie professionnelle.
Sa fascination pour les bijoux la pousse à se former en gemmologie et au dessin 3D, afin de lancer, en 2019, sa marque. Le pari est audacieux, la période, difficile. Persévérante, elle traverse les difficultés et dirige aujourd’hui une petite équipe avec laquelle elle conçoit deux collections par an.

Emmanuelle d’Ortoli : « les technologies ont fait évoluer le métier de la bijouterie »
« Aujourd’hui, les technologies ont fait évoluer le métier de la bijouterie. Elles nous permettent d’atteindre une incroyable finesse dans nos réalisations. Et j’aime créer avant tout des bijoux faciles à porter, pensés pour les femmes d’aujourd’hui » confie Emmanuelle d’Ortoli. Et c’est cette finesse que l’on remarque au premier coup d’œil lorsqu’on découvre les réalisations – bagues, bracelets, boucles d’oreille ou pendentifs – de la créatrice.
Son inspiration naît aussi bien des modèles aperçus dans les ventes aux enchères que de détails du quotidien. Car Emmanuelle d’Ortoli cultive également un attrait pour la transformation de bijoux anciens et redonner ainsi éclat et modernité aux pierres parfois dévalorisées, comme les diamants de taille en rose. Parée désormais de saphirs, la traditionnelle bague tourbillon reprend du cachet.

Spinelles, tourmalines ou grenats s’harmonisent à l’envi dans des créations art déco tout aussi chic. « La pierre que j’affectionne tout particulièrement est la tourmaline Paraïba. » Une semi-précieuse qui dépasse le diamant par sa rareté et dont le bleu-vert étincelant ne pouvait, en effet, que séduire une navigatrice accomplie.
Façonnés par des artisans locaux en or recyclés 18 carats, avec des diamants naturels conformes aux accords de Kimberley et des gemmes de couleur issues de filières responsables, les bijoux d’Emmanuelle d’Ortoli illustrent aujourd’hui ce qui se définit comme luxe conscient.



![[Agenda] Aix-Marseille Provence : que faire ce week-end du 8 au 10 mai 2026 ?](https://gomet.net/wp-content/uploads/2026/05/agenda-we-8-120x86.png)









