La Métropole d’Aix-Marseille-Provence a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de décarbonation des transports en mettant en service, lundi 2 février, ses trois premiers autocars fonctionnant à l’hydrogène sur le réseau interurbain Ulysse. Ces véhicules, exploités par Transdev, circulent sur l’ouest du territoire et font suite à une phase d’expérimentation conduite à l’automne 2024 à Fos-sur-Mer.
Les trois autocars desservent deux lignes interurbaines reliant Salon-de-Provence à Port-Saint-Louis-du-Rhône (ligne 1) et Martigues à Port-Saint-Louis-du-Rhône (ligne 2). Leur itinéraire traverse sept communes du territoire métropolitain, de Martigues à Salon-de-Provence, en passant notamment par Port-de-Bouc, Port-Saint-Louis-du-Rhône, Fos-sur-Mer, Istres et Miramas.
Entre 350 et 400 km d’autonomie
Les véhicules, des modèles Crossway NF 80, disposent de cinq réservoirs d’hydrogène leur conférant une autonomie d’environ 350 kilomètres en hiver et jusqu’à 400 kilomètres en été, explique la Métropole dans un communiqué. Ils circulent du lundi au vendredi et sont ravitaillés à la station publique hydrogène de TEAL Mobility, située à Fos-sur-Mer.
Issus du « retrofit », ces autocars étaient à l’origine équipés de motorisations diesel. Leur moteur thermique a été remplacé par une pile à combustible alimentant un moteur électrique, « prolongeant ainsi leur durée de vie tout en réduisant leur impact environnemental ». La Métropole souligne également les gains en matière de confort, liés à une motorisation plus silencieuse et à une conduite plus souple.
Un partenariat Métropole-Région de 700 000 €
Le projet bénéficie d’un financement partenarial : la Région Sud apporte 300 000 euros dans le cadre de son plan hydrogène, tandis que l’engagement financier de la Métropole atteint près de 400 000 euros par an pour l’exploitation de ces véhicules, ainsi que de futurs autobus à hydrogène prévus dans le contrat de transport.
Avec ce déploiement inédit, la Métropole confire le rôle du réseau Ulysse comme « laboratoire de la transition énergétique », combinant désormais gazole, GNV, électrique et hydrogène. Cette initiative s’inscrit plus largement dans une stratégie de « mix énergétique », privilégiant l’électrique en milieu urbain dense et le GNV pour les liaisons interurbaines, avec pour objectif, à terme, une conversion progressive de l’ensemble du parc de transport public. « D’ici à 2035, l’intégralité du parc de véhicules roulant de la RTM sera électrique », rappelle la Métropole.
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