Ne parlez pas de « ponts mobiles » à la Direction générale de l’armement (DGA), mais « des moyens de franchissement de coupure humide de l’armée de Terre ». En tout cas, l’armée, et en particulier le Génie, chargé, quelle que soit la géographie, d’acheminer les troupes, les armements et le ravitaillement sur le front, attendaient depuis longtemps le résultat de ce marché intitulé Syfrall.
C’est un consortium, seul en lice, incluant CNIM Systèmes Industriels (CSI), Cefa et Soframe qui a remporté la mise pour remplacer les engins de franchissement de l’avant, les moyens légers de franchissement et les ponts flottants motorisés.

Notifié fin décembre, cet accord-cadre verra CSI, Cefa (Bas-Rhin) et Soframe (Haut-Rhin) livrer et maintenir des systèmes de franchissement léger lourd (SYFRALL) attendus par les régiments du Génie, dont le 2e régiment étranger de génie (2e REG) de Saint-Christol d’Albion, dans le Vaucluse.
Le trio était seul en lice dans une procédure négociée sans mise en concurrence « pour des raisons techniques ». Près de 700 M€ sont investis sur 10 ans.

Depuis septembre 2022, CNIM Systèmes Industriels, chef de file du groupement, appartient au Groupe REEL (3 000 salariés), un groupe industriel familial et indépendant, fondé il y a 75 ans et basé à Lyon. Cette reprise a permis de sauver une branche du groupe CNIM mis en liquidation en novembre 2022.
CSI travaille dans les secteurs de la Défense, de la dissuasion, du nucléaire et des Grands instruments scientifiques (GIS), du spatial et des semi-conducteurs, avec 400 salariés sur le site industriel de 60 000 m² à la Seyne-sur-Mer, dont 45 000 m² d’ateliers avec 2 700 m² de salles propres.
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