Du 12 au 14 juin 2026, le Parc Borély accueille la 28e édition du festival Marsatac. Trois scènes, une centaine d’artistes et un dimanche inédit placé sous le signe du vivre-ensemble. Cap sur l’un des rendez-vous incontournables de la scène musicale française.
Il y a des festivals qui font du bruit, et d’autres qui font sens. Marsatac, depuis 28 ans, s’est imposé dans les deux catégories. Ancré dans ses quartiers d’été du Parc Borély, face à la mer, le festival marseillais revient cette année dans un format de trois jours, avec une programmation qui affiche haut et fort ses couleurs : rap, afro-caribéen, électronique et une fierté marseillaise chevillée au corps.
Vendredi et samedi : deux soirées, un même élan
La première soirée est un état des lieux de ce que le rap fait de mieux en ce moment. Niska, figure gravée dans l’histoire du genre, foule pour la première fois la scène de Marsatac, entouré d’une nouvelle génération affûtée : La Mano 1.9, révélation de 2025 déjà de retour, La Rvfleuze, Huntrill, ou encore Jeune Morty, rookie de l’année qui connaît une ascension fulgurante.
La scène locale est également mise à l’honneur. Kayla, éloignée des planches depuis trois ans suite à un traumatisme sonore, revient en 2026, et elle a des comptes à régler. Creamy G dévoile son univers à la croisée du RnB, du UK Garage et de la chanson. Et le format « Marsatac présente La Suite » réunit dans un concentré d’une heure, Metah, Diez et Brownelims, trois voix de la nouvelle génération marseillaise, pour une célébration de la ville.
Sans oublier Meryl, artiste martiniquaise révélée sur cette même scène en 2023, ou Ino Casablanca, phénomène de l’année dont l’univers hybride nourri de diaspora et de modernité s’est imposé en quelques mois à peine.

Le samedi monte encore d’un cran. Théodora, coup de cœur du festival en 2023, a depuis conquis la scène nationale et revient cette fois en tête d’affiche. Disiz, 25 ans de carrière et toujours cette capacité à se réinventer, fait sa première à Marsatac. ElGrandeToto, figure majeure du rap marocain, arrive tout droit de Casablanca, via le détroit de Gibraltar. Et Bamby, artiste guyanaise en pleine ascension, vient faire résonner les Antilles à Marseille.
Du côté de la scène du Virage, Kaba & Hyas ouvrent les pogos avec leurs croisements UK Garage et rap alternatif, avant Juste Shani, dont la plume engagée trace une voie singulière dans le paysage actuel. Le trio réunionnais PLL fait ses débuts marseillais avant que THÉA, enfant terrible de la rave hexagonale, ne clôture la soirée.

Sur les deux soirs, Le Calage, la nouvelle scène du festival pensée comme un espace de résistance artistique, accueille les collectifs qui font vibrer la cité phocéenne au quotidien : Vybz All Stars, Entourage, Front Raw, Twerkistan, ou encore Pata Negra, Claude-Emmanuelle et Carlala. Au programme, pas de frontières musicales : sons caribéens, shatta, dancehall, rap, baile funk brésilien, dembow, reggaeton, Baltimore club, techno, house, hip-hop.
Un dimanche à Marsatac : la fête qui fait du bien
C’est la grande nouveauté de cette édition : un 3e jour conçu dans un esprit radicalement différent des soirées précédentes. Ouvert dès 14h, gratuit pour les moins de 12 ans, la journée du dimanche se veut inclusive, populaire et familiale.

DJ Sebb, Cagole Nomade et Feu Foulek (La Fièvre) assurent une programmation solaire et festive, tandis que les jeunes du programme Marsatac School montent sur scène pour restituer leurs ateliers de création musicale menés tout au long de l’année dans des collèges et centres sociaux marseillais.
A lire sur Gomet’ demain, l’interview de Béatrice Desgranges, la directrice de Marsatac
Infos pratiques :
Vendredi 12 et samedi 13 juin de 17h à 1h
Dimanche 14 juin de 14h à 21h
Parc Borély, Marseille (8e)
Pass 1 jour à partir de 39€
Pass 2 jours à partir de 76€
Dimanche : 15€ (gratuit –12 ans)
> Billetterie
La Récréation Solidaire, espace de rencontres ludiques porté par une dizaine d’associations, propose également des animations et des ateliers de sensibilisation autour de la précarité étudiante, du lien intergénérationnel, des violences faites aux femmes ou encore de la transition écologique. Point d’orgue de l’après-midi : l’élection de Miss Cagole Marsatac 2026, portée par la compagnie Cagole Nomade. On a hâte d’y être !
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