« Je ne suis pas un homme seul. Ma candidature est un appel à la population pour se rassembler et redonner à notre ville quelque chose qu’elle a perdu », déclare Jean-Marc La Piana (DVG), mercredi 29 octobre matin au Cercle de l’Avenir à Gardanne. Devant une salle comble, l’ancien adjoint de Roger Meï officialise ainsi son entrée dans la course aux municipales de 2026, aux côtés de l’union des gauches récemment constituée dans la commune.
Médecin de formation, engagé à l’époque dans la lutte contre le sida, Jean-Marc La Piana n’est pas un novice de la vie municipale. « Cette ville m’a accueilli, elle a accueillie La Maison – centre de soin palliatif qu’il dirige depuis 1994 – c’est un combat personnel » confie-t-il.
Longtemps acteur lors de la longue lignée communiste de Gardanne, il se définit comme un homme de gauche, sans étiquette. « Je ne suis pas un homme de parti, mais je suis un homme de gauche, et je le revendiquerai tout au long de la campagne. »
Il rejoint ainsi le rassemblement initié par le PCF, les socialistes, Place publique, les écologistes et plusieurs associations locales. « C’est tout naturellement que nous nous sommes rencontrés. Nous travaillons tous ensemble sur un projet commun. »

Le bilan de fin mandat du maire sortant de Gardanne pointé du doigt
S’il se dit « ému » par le soutien reçu, Jean-Marc La Piana ne cache pas sa colère face à la gestion de la majorité actuelle. Il fustige un mandat « qui a nourri sa colère depuis le premier jour. » Il cite notamment l’abandon du centre de culture scientifique, remplacé par le projet de Smart City : « Vous croyez que le budget de la Smart City de 40 millions était raisonnable ?»
Sur les services publics, il dénonce « des situations extrêmement difficiles » et « une vraie maltraitance ». « Regardez le nombre de procédures juridiques qui existent. Tous les employés municipaux qui ont fait des procédures jusqu’à présent contre la mairie, les ont gagné, même en appel » argumente-t-il. Le candidat critique aussi « les promesses d’investissement jamais tenues » et évoque « un budget jugé insincère par la chambre régionale des comptes. »
Jean-Marc La Piana : « Ce projet est un appel pour le préparer ensemble »
Mais ce qui irrite encore plus le Gardannais, c’est le manque de concertation depuis 2020. « Personne n’est consulté, on apprend les choses par hasard, comme la fermeture de la Poste », regrette-t-il.
À l’inverse, il affirme vouloir construire un projet « avec la population dès maintenant ». « Ce projet est un appel, pas pour nous suivre le jour de l’élection, mais pour préparer le projet ensemble. »
Autour de lui, plusieurs pôles de travail sont déjà actifs — programme, communication, actions locales — réunissant citoyens, partis et associations. Il évoque la réunion de la veille. « C’était bruyant, une vraie pagaille, mais à la fin, on s’est mis d’accord », a-t-il raconté, sourire en coin.
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