À un peu moins de huit semaines du premier tour des élections municipales, Amine Kessaci a officialisé, lundi 26 janvier, son ralliement à la liste du maire sortant de gauche, Benoît Payan, portant ses espoirs de réformes profondes contre le trafic de drogue au cœur de la campagne municipale marseillaise.
« Faire de Marseille une vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic » (Amine Kessaci)
Figure de la lutte anti-narcotrafic à seulement 22 ans, toujours sous très haute protection, Amine Kessaci, qui a perdu deux de ses frères, dont Mehdi, abattu en novembre dernier, dans un contexte qualifié de « crime d’intimidation », explique, dans un entretien accordé à l’AFP, avoir accepté de s’engager parce qu’il disposait, selon lui, de « la garantie » que son combat contre le narcotrafic serait porté au cœur du programme municipal, pour faire de Marseille une « vitrine nationale de la lutte contre le narcotrafic ».
« Je me dois de m’engager pour la mémoire de mon petit frère Mehdi et de Brahim aussi », a-t-il encore affirmé lors de sa prise de parole à l’Après M, un lieu symbolique des quartiers nord, liant son engagement politique à une histoire personnelle douloureuse mais déterminée. Sur le fond, Amine Kessaci prône une réponse globalement plus large et structurée que la seule répression policière et plaide pour le retour d’une police de proximité, le renforcement des services publics, l’amélioration des transports pour désenclaver les quartiers populaires et des politiques sociales visant à s’attaquer aux causes profondes du trafic.
Pour Payan, un renfort médiatique et symbolique de poids
Sur le plan politique, cet engagement s’inscrit dans une dynamique de rassemblement autour du Printemps marseillais, la coalition de gauche conduite par Payan, alors que la campagne, dans la deuxième plus grande ville de France, est dominée par des enjeux de sécurité, de cohésion sociale et par la progression du Rassemblement national dans les sondages, où le candidat RN Franck Allisio rivalise au coude-à-coude avec le Benoît Payan.
Pour ce dernier, l’arrivée d’Amine Kessaci est un renfort médiatique et symbolique de poids, dans une élection qui pourrait être serrée. Si le maire sortant, en poste depuis 2020, n’a pas encore dévoilé la composition détaillée de sa liste, plusieurs sources indiquent que le jeune militant, membre par ailleurs des Ecologistes, devrait figurer en position éligible, voire en place éminente sur la liste de rassemblement de la gauche.
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