À l’occasion de la conférence de presse des 100 ans de la Foire de Marseille (du 26 septembre au 6 octobre 2025), organisée mardi 16 septembre au cinéma Gaumont Pathé de la Joliette, Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events – la société qui a succédé à la Safim en début d’année pour la gestion du Parc Chanot, dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) – est revenu pour Gomet’ sur les travaux en cours, leur financement et les ambitions de développement du site.
Vous avez brièvement évoqué les travaux du parc Chanot lors de la conférence. Où en êtes-vous exactement ?
Pierre Arvis : Alors, on a fini la première phase. Du moins, on est en train de la finir. Cela comprend notamment une végétalisation des surfaces imperméables devant le Palais des Arts, à l’entrée principale, ainsi qu’un espace végétalisé devant l’Esplanade 1 et une piste cyclable qui fait le tour du parc Chanot. Ça, c’est la première phase qui vient d’être terminée. La deuxième phase, prévue pour 2026, sera plus importante. Elle concernera deux grands secteurs : les esplanades 3 et 4, situées au cœur du parc. Là, on va créer un grand espace avec des jeux, du basket 3×3, du skate, bref, un lieu pensé pour les familles. Un second espace sera aménagé au fond, à l’emplacement des anciennes piscines – qui serviront encore de piscines pour la Foire – mais qui deviendront ensuite un jardin d’expérimentation. Ce sera un grand jardin dans ce qu’on appelle l’Esplanade 8, près de la porte C.
Des salles du parc n’étaient pas aux normes. Avez-vous aussi engagé des travaux de mise en conformité ?
Pierre Arvis : Vous avez raison, on a aussi lancé des travaux pour mettre en conformité certaines installations. Il y a d’abord eu des aménagements pour protéger des transformateurs, notamment en cas d’inondation, afin d’éviter qu’ils soient endommagés et que cela bloque l’ensemble du site. Et puis, dans le plus grand hall – le Hall 1 –, nous avions un problème avec la dalle qui empêchait le déploiement du gradin. Or, ce gradin est indispensable pour accueillir des congrès de plus de 3 000 personnes à Marseille, ce qui est exceptionnel. Peu de villes peuvent le faire. La dalle a été refaite, et ces travaux viennent d’être terminés. On peut désormais accueillir, en toute sécurité, entre 1 500 et 1 600 personnes en gradins, et plus de 3 000 en ajoutant un parterre.
Quel est le montant total de ces travaux ?
Pierre Arvis : Au total, on est autour de sept millions d’euros de travaux, voire un peu plus. Cela inclut à la fois la mise en conformité et l’embellissement du parc Chanot, avec un double objectif : l’ouvrir aux Marseillais – c’est un point fort du cahier des charges fixé par la Ville – et améliorer l’accueil de nos congressistes. Aujourd’hui, on voit déjà des Marseillais s’installer, faire des pauses, profiter des nouveaux espaces. Et pour les congressistes, qui n’avaient auparavant aucun endroit où s’installer dehors alors que Marseille est une ville qui se vit dehors, il y a maintenant des zones ombragées avec des bains de soleil, des tables, etc.
Comment sont financés ces investissements ? Quelles sont les modalités de la DSP ?
Pierre Arvis : Les conditions sont simples. Nous avons une DSP de trois ans. L’investissement est pris en charge par Marseille Events, qui est une société détenue à 75% par le groupe GL Events et à 25% par la CCI. C’est donc nous qui investissons. Nous essayons de dégager un premier revenu grâce au développement du parc avec l’arrivée de nouveaux salons et événements. L’an prochain, par exemple, deux nouveaux salons vont arriver : Gedicop, un salon du réseau Gedimat, et le Sirha Méditerranée, avec les Bocuse d’Or Europe, qui sera un événement conséquent. Ces événements nous permettent de financer ce développement.
La Foire de Marseille contribue comment à ces financements par exemple ?
Pierre Arvis : La Foire de Marseille fait partie des événements récurrents qui nous permettent de commercialiser des espaces auprès d’exposants, lesquels trouvent un vrai retour sur investissement par la vente de leurs produits. Cela génère des recettes, même si, bien entendu, il y a aussi des coûts pour leur installation. Mais au-delà de la Foire, ce sont surtout les événements privés, les congrès – souvent venus de loin – et les nouveaux salons qui permettent de financer les travaux.
Je parlais de Gédicop, qui vient de Bordeaux pour normalement trois ans chez nous. Toute cette attractivité du parc Chanot est ce qui nous permet de soutenir financièrement les investissements engagés.À l’occasion de la conférence de presse des 100 ans de la Foire de Marseille, organisée mardi 16 septembre au cinéma Gaumont Pathé de la Joliette, Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events – la société en charge de la gestion du parc Chanot dans le cadre d’une délégation de service public (DSP) – est revenu pour nous sur les travaux en cours, leur financement et les ambitions de développement du site.
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