Hervé Granier, maire LR de Gardanne, s’invite dans le débat sur les délinquants sexuels, relancé après l’agression d’une étudiante à l’extérieur de sa résidence par un délinquant sexuel multi-récidiviste qui venait d’être libéré (voir le récit des faite par le procureur de la République en document source en bas d’article).
Si Hervé Granier prend l’initiative d’écrire aux parlementaires à la suite des faits survenus dans la nuit du 11 au 12 juillet à Aix-en-Provence, c’est que l’auteur présumé est domicilié dans sa commune, Gardanne-Biver.
« Cette incohérence a, cette semaine encore, un visage et un nom de victime » (Hervé Granier)
Ce courrier est un plaidoyer pour une réforme précise : que les maires soient automatiquement informés lorsqu’un individu inscrit au FIJAIS (Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes) s’installe sur leur territoire. Rien de plus. Mais rien de moins explique Hervé Granier, réélu pour une second mandat en mars dernier.
La France s’est dotée en 2004, avec la loi Perben Il, d’un instrument remarquable : le Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes : le FIJAIS. Au 30 septembre 2024, il recense plus de 110000 personnes condamnées ou mises en examen pour des infractions graves à caractère sexuel ou violent. Ces individus sont astreints à des obligations strictes de déclaration d’adresse et de pointage régulier auprès des forces de l’ordre.
Pour lui, « le droit positif est aujourd’hui insuffisant. Le FIJAIS existe, il fonctionne, il localise, mais les maires en sont tenus à l’écart dans les situations qui justifieraient précisément qu’ils soient informés. Cette incohérence a, cette semaine encore, un visage et un nom de victime. »














