Le directeur du développement de Banque Populaire Méditerranée, Nicolas Chevillard, était présent lors du dernier Forum de l’UPE 13 dont le thème central était la jeunesse. La rédaction de Gomet’ a interrogé le responsable en marge de son passage dans l’atelier Génération jeune et banques de demain auquel il participait avec Sébastien Chaze, le directeur régional de l’Adie. La BPMed a lancé une offre dédiée aux jeunes depuis son réseau de 160 agences réparties de Nîmes à Menton, en passant par la Corse et Monaco. Explications.
Pourriez-vous nous expliquer la raison de votre présence sur ce forum aujourd’hui ?
Nicolas Chevillard : Notre présence aujourd’hui s’inscrit dans plusieurs enjeux majeurs. D’abord, en tant que Banque Populaire Méditerranée, nous sommes une banque créée par des entrepreneurs pour des entrepreneurs. C’est un héritage historique. Aujourd’hui, notre ambition est claire : devenir la banque de référence pour les dirigeants et les entreprises. C’est donc tout naturellement que nous sommes présents sur ce forum, en particulier pour rencontrer les jeunes entrepreneurs.
Nous partageons des enjeux communs avec l’ensemble du territoire. D’ici 2030, un habitant sur trois sera jeune. Nous devons accompagner cette transition démographique, tant sur le plan entrepreneurial que sur les problématiques spécifiques à cette population. Aujourd’hui, nous comptons 500 000 clients, et notre objectif est d’atteindre 600 000 clients d’ici 2030, dont 100 000 jeunes contre 75 000 à 80 000 aujourd’hui.

En quoi votre offre est-elle adaptée aux jeunes entrepreneurs ?
Nicolas Chevillard: Nous avons développé une offre dédiée aux jeunes, structurée autour de trois axes principaux. Le premier est la banque au quotidien, avec la gestion des flux financiers. Rien de révolutionnaire ici, mais c’est essentiel.
En discutant avec les jeunes, nous avons identifié deux difficultés majeures : la structuration de leur projet et la complexité administrative perçue comme un frein. Pour y répondre, notre offre inclut 10 heures de formation certifiantes sur la création d’entreprise. Nous proposons également un outil numérique pour les aider à structurer leur business plan, leurs tableaux de bord, leurs hypothèses, et leur dossier de présentation. Avec ces trois éléments, nous couvrons l’ensemble des défis auxquels un jeune est confronté face à une feuille blanche lorsqu’il veut lancer son projet.
Jusqu’à présent, notre approche était plutôt massive, mais aujourd’hui, nous voulons partir des besoins concrets. Une campagne a d’ailleurs été lancée il y a deux semaines à Marseille, Nice et dans d’autres villes, avec des solutions sur mesure pour des moments clés : l’entrée dans la vie active, l’entrepreneuriat, le voyage à l’étranger, ou encore l’entrée dans la vie étudiante.
Comment comptez-vous faire connaître cette offre ?
Nicolas Chevillard : Nous constatons une méconnaissance de nos solutions, ce qui renforce l’importance de bien choisir nos canaux de communication. Nous cherchons aussi à nous associer avec les universités et les programmes d’accompagnement à l’entrepreneuriat pour augmenter notre taux de pénétration. Notre objectif final est que, lorsqu’un jeune se pose une question liée à l’entrepreneuriat ou à ses projets, il pense naturellement à la Banque Populaire.
Quels partenariats avez-vous mis en place pour accompagner les jeunes ?
Nicolas Chevillard : Nous avons plusieurs leviers. D’abord, nous disposons d’une société de cautionnement mutuel dédiée aux jeunes entrepreneurs, qui limite le niveau de caution personnelle exigé. Cela facilite l’accès au financement pour les jeunes. Nous travaillons aussi avec des réseaux comme Initiative, vers lesquels nous orientons les jeunes. Enfin, nous avons un partenariat historique de plus de 20 ans avec l’Adie. Nous avons mis à leur disposition une enveloppe pour accompagner les jeunes et les entrepreneurs via des microcrédits. Ainsi, entre nos offres dédiées et nos partenariats, nous couvrons l’ensemble des besoins des jeunes, que ce soit par des offres dédiées ou par des partenariats.
Lien utile :
> L’actualité de la Banque populaire Méditerranée dans les archives de Gomet’











