C’était (très) attendu, par son camp comme par ses adversaires. C’est désormais officiel. La maire sortante d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains (UDI), a officialisé vendredi 6 février sa candidature pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochains, marquant ainsi sa volonté de briguer un nouveau mandat à la tête de la deuxième ville des Bouches-du-Rhône (150 000 habitants).
« Nous y sommes ! Alors oui, je suis candidate aux élections municipales 2026, c’est une émotion et un grand honneur », a lancé devant la presse réunie à son local de campagne, situé en bas du cours Mirabeau, celle qui a succédé à sa mère, Maryse Joissains-Masini, en 2021. Et qui souhaite poursuivre pour six ans encore, au moins, la « dynastie » locale, comme aiment à le dénoncer ses opposants, entamée avec son père, maire entre 1978 et 1983.
« Il y aura plusieurs partis de la droite et du centre avec moi mais je ne veux pas que ce soit un catalogue, les habitants de la commune ont besoin de projet, les partis politiques sont accessoires », a-t-elle promis, combative face à une campagne qui s’annonce « musclée » : « Ce n’est pas parce qu’on part tard que la campagne ne sera pas mouvementée », a-t-elle d’ailleurs admis.
Une campagne qui s’annonce ouverte et « musclée »
Parmi ses principaux challengers, Marc Pena, député et tête de file d’une liste d’union de la gauche rassemblant écologistes, communistes et Place publique, mais pas LFI (qui fait cavalier seul avec Julie Boronad), appelle à « tourner la page » de l’ère Joissains, dénonçant une gestion municipale qu’il juge centrée sur les effets d’annonce et de « vitrine », sans transformations profondes des enjeux du quotidien, notamment sur le logement, la circulation ou la sécurité.
Parmi ses autres adversaires : le candidat du Rassemblement national Jean-Louis Geiger, qui compte surfer sur la dynamique du parti d’extrême droite, mais aussi un candidat dissident au centre-droit, Philippe Klein (Horizons), ancien bâtonnier désormais dans l’opposition, qui, s’il sait ses chances faibles, pourrait jouer les trouble-fêtes.
Autant dire que le scrutin s’annonce ouvert dans ce bastion historique de la droite, depuis plus de 25 ans, alors que Sophie Joissains, qui avait profité des circonstances, en 2021 (1), pour s’installer dans le fauteuil de maire, se présente pour la première fois sur son nom et son bilan.
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(1) Elue en septembre 2021 par la majorité municipale de droite, après la démission, officiellement pour raison de de santé, de sa mère, empêtrée dans une affaire de détournement de fonds publics pour laquelle elle sera définitivement condamnée deux mois plus tard.
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