Le collectif des Libres-Nageurs organise une nouvelle mobilisation vendredi13 septembre à 13 heures dans le bassin du Mucem afin de défendre le droit à la baignade urbaine et dénoncer le durcissement des sanctions visant les nageurs dans les espaces interdits.
Cette action s’inscrit dans un contexte de contestation nationale porté par l’Union pour la Baignade Urbaine (UBU). Les militants dénoncent notamment l’amende infligée à cinq nageurs à Metz le 30 juin dernier, en pleine période de canicule, alors que les températures avoisinaient les 40 degrés. Ils pointent également le décret n° 2026-723 du 3 août 2026 qui renforce les sanctions en cas de non-respect des interdictions de baignade, avec une contravention de troisième classe pouvant atteindre 450 euros.
Le collectif UBU prévoit d’ailleurs des rassemblements devant plusieurs tribunaux administratifs en France afin de contester ce qu’il considère comme des restrictions excessives à la pratique de la nage en milieu urbain. Des associations de nageurs de Marseille, Paris, Lille, Metz, Toulouse, Grenoble ou encore Besançon entendent ainsi défendre un accès plus libre aux plans d’eau naturels situés dans les villes.
« Interdire la baignade dans les bassins du Mucem est une faute »
À Marseille, les Libres-Nageurs dénoncent l’absence d’espaces de baignade accessibles dans certains secteurs de la ville, notamment dans le 2e arrondissement. Selon eux, les habitants des quartiers nord doivent souvent parcourir de longues distances pour accéder à la mer.
Depuis près de deux ans, l’association organise chaque 13 du mois à 13 heures un « grand plouf » dans le bassin du Mucem afin de revendiquer le droit de nager « à ses risques et périls » sur le littoral marseillais. Ses membres rappellent avoir été évacués à plusieurs reprises du bassin du Mucem par les autorités.
Les organisateurs contestent également l’argument de la sécurité avancé pour justifier les interdictions. Ils soulignent que l’événement de plongeon « ZX Jump 2.0 », autorisé dans le bassin du Mucem en août dernier, a démontré selon eux qu’une utilisation encadrée du site est possible sans risque majeur.
« Nager en temps de canicule n’est pas un crime. Interdire la baignade dans les bassins du Mucem est une faute », affirment les Libres-Nageurs dans leur appel à mobilisation.
Liens utiles :
Les Libres nageurs dans les archives de Gomet’
Le site des Libres Nageurs














