Arles, cité romaine, porte de du delta du Rhône et de la Camargue, se parcourt avec bonheur au mois de septembre. L’air y est plus doux qu’en plein été, les festivités traditionnelles reprennent le devant de la scène et les expositions finissantes sont toujours là, avec les oeuvres et les artistes, souvent présents et disponibles pour des échanges aussi improvisés que passionnants. Ainsi trois coups de coeur découverts au détour d’un coin de rue autour des arènes. Quand la magie d’Arles vous emporte.
Le Japonais Shinya Yamada à la Chapelle de la Madeleine

Double découverte en ce samedi 12 septembre 2026, jour de fera et de corrida goyesque. La marche à pied forcée (interdiction de stationner oblige) nous conduit au hasard de périple rue de la Madeleine sur les hauteurs de la veille ville, au-dessus du boulevard Emile Combes. Du 5 au 28 septembre, le peintre japonais Shinya Yamada expose ses peintures au sein d’une installation qui nous invite à remonter le temps de nos vies d’avant comme celles d’après. Tadaima, returning to présence présenté par le collectif artistique Pulse of silence vous enveloppe pour un voyage expérimental, vers l’intime de sa mémoire, grâce au double médium visuel et sonore. L’écrin de la chapelle Madeleine offre un cadre parfait à l’invitation où l’oeuvre contemporaine dialogue en symbiose avec la pierre ancienne du bâtiment.




Luce Monier, fleuriste d’art, « de glane et d’eau fraîche »

Depuis 2019, Luce Monier a décidé de joindre l’utile à l’agréable. Son goût pour l’esthétique est devenu un métier qu’elle revendique comme unique : fleuriste d’art. Pas n’importe quelle fleur ni n’importe quel art. Luce glane à travers les plaines de Camargue les tiges qui seront la matière de ses bouquets et compositions. Chaque année la collection s’enrichit avec des oeuvres au plus près du patrimoine local. Les classiques comme les bouquets de saladelle, croisillon de jonc maritime et d’hélichryse, Les couronnes d’immortelles côtoient désormais les croix aux coloris variés comme le noir qui fait son apparition cette année en mêlant végétal et textile. On aimera la croix de mariage aux cheveux d’ange. C’est la fête des matières de la plaine : riz, blé, joncs, roseaux que Luce transforme en mille et un diadèmes. A découvrir jusqu’au 4 octobre dans la boutique éphémère L’été à L’Étage, 30 rue Raspail Arles. Les fleurs de @luce_monier y côtoient la chine de @sandrine_lefort. Poésie et goût à tous les étals. Et si Luce venait décorer la prochaine Feria goyesque ?







Caitriona Platts-Manoury, la céramique joyeuse à la galerie Space Between

« Inspirée par la vie, la nature, l’art contemporain & le design, mes oeuvres uniques reflètent espièglerie et gaité… » déclare-t-elle sur son site Internet. Et en la rencontrant dans l’antre de la galerie Space Between au 38 de la rue Place Baléchou, juste à l’arrière du Musée Fragonard d’Arles, on ne doute pas de son caractère joyeux. Sa curiosité naturelle la porte l’échange facile avec ses visiteurs. Ses œuvres, au croisement de Fernand Léger et Nicky de St Phalle sont autant d’ornements où la couleur dispute la vedette à la forme. Les sculptures en hauteur, les « Totems » incarnent bien cet esprit solaire de l’Irlandaise qui a choisi de s’installer il y a 25 ans à St Rémy de Provence. Un coup de coeur pour cette Provence à qui elle rend tout son talent. La page Instagram de Caitriona offre un riche aperçu de la variété des créations. L’exposition arlésienne Terres en fantaisie de Caitriona s’achève le 20 septembre.




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