Les huit sénateurs des Bouches-du-Rhône ont été élus dimanche 27 septembre à l’issue d’un scrutin proportionnel serré. Trois sièges pour la gauche, deux pour la liste Devesa-Muselier, un pour Valérie Boyer et deux pour le Rassemblement national : tour d’horizon des résultats.
Le scrutin proportionnel du 27 septembre a mobilisé 3 694 grands électeurs des Bouches-du-Rhône, avec un taux d’abstention de 0,9 % et 0,8 % de bulletins blancs ou nuls. Six listes étaient en lice pour les huit sièges à pourvoir dans le département.
« Nous avions trois sièges. Nous en conservons trois, malgré la division », résume Renaud Muselier, président de la Région Sud, dans un communiqué diffusé le soir du scrutin. La liste de Brigitte Devesa, union de la droite et du centre, obtient 16% des voix et deux sièges, dont celui de Renaud Muselier, deuxième de liste.
La liste Les Républicains conduite par Valérie Boyer, distincte de celle de Brigitte Devesa, décroche le troisième siège de droite avec 10,9 % des suffrages.
La gauche échoue à conquérir un quatrième siège
Avec 27,8 % des voix et 1 008 suffrages, la liste de Jérémy Bacchi arrive largement en tête du scrutin et remporte trois sièges (Marie-Arlette Carlotti pour le PS et Guy Benarroche pour Les Ecologistes). Mais l’objectif d’un quatrième fauteuil, porté par la gauche unie depuis plusieurs semaines, n’est pas atteint. Clara Jaboulay, quatrième de liste, n’est donc pas élue. Selon un élu local de gauche, qui s’exprime sous couvert d’anonymat : « Le manque de représentativité géographique de notre liste nous a empêché de conquérir ce quatrième siège ».
Le maire de Marseille, Benoît Payan, a commenté personnellement les résultats : « Ce soir, la gauche unie, communiste, socialiste et écologiste, est première dans ce département, et ça faisait longtemps que cela n’était pas arrivé.», ajoutant « Dans les Bouches-du-Rhône, le RN fait une poussée historique et la droite est en recul, mais ce soir nous aurions une sénatrice de plus s’il n’y avait pas eu de divisions ». Il vise directement le maire du Puy-Sainte-Réparade Jean-David Ciot.
Ce dernier s’est présenté en embuscade, avec sa propre liste « divers gauche », loin derrière avec 6,9 % des voix et 249 suffrages. Il lui manque une trentaine de voix pour réussir son pari en solitaire.
Deux sièges pour le RN
La liste de Marie-Pierre Callet, à l’extrême droite, confirme l’implantation du RN avec 18,9 % des voix et 685 suffrages, décrochant deux sièges au lieu d’un seul jusqu’ici. Un gain que Renaud Muselier attribue directement à l’éparpillement des voix de droite.
« Le total de nos voix est clair : unis, nous remportions ce quatrième siège », affirme Renaud Muselier dans son communiqué. « La division a toujours un prix. Aujourd’hui, ce prix a un nom : un sénateur RN de plus pour les Bouches-du-Rhône. »
Marie-Pierre Callet, qui a été vice-présidente LR du département aux côtés de Martine Vassal, a réussi son pari en menant la liste Rassemblement National pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône. A ses côtés, Fabien Bravi, fera lui aussi son entrée au palais du Luxembourg.
Mireille Jouve et Stéphane Ravier perdent leur siège
Sénatrice sortante, Mireille Jouve n’obtient que 4,6 % des voix et 168 suffrages avec sa liste indépendante « Le 13 en tête » : aucun siège pour l’ancienne maire honoraire de Meyrargues. Stéphane Ravier, sur une liste « divers extrême droite » séparée de celle du RN, recueille 7,3 % des voix et 265 suffrages : un score insuffisant pour conserver son siège de sénateur, sorti du Palais du Luxembourg à l’issue de ce scrutin.
Valérie Boyer conserve son siège haut la main
Partie sur une liste séparée de celle de Brigitte Devesa et Renaud Muselier, avec le soutien affiché de Bruno Retailleau, Valérie Boyer conserve son siège de sénatrice avec 10,9 % des voix et 395 suffrages, loin devant les listes divers droite ou divers centre.
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