Demain mercredi 1er avril, Marseille accueille la première édition 2026 de “Déjeuner en terre inconnue”. Il s’agit, selon les promoteurs de l’événement, La Fabrique du nous animée par Tarik Ghezali et Nathalie Gatellier-Vignalou et le fonds d’intérêt général Hashtag Marseille fondé par Christophe Baralotto, d‘un « nouveau rituel citoyen aussi simple qu’audacieux : faire se rencontrer, autour d’un repas, des personnes qui ne se seraient jamais rencontrées autrement.»
Comme lors de précédentes initiatives menées de la Fabrique du nous, la généreuse équipe (Rooftop Day, Marseille Fraternelle ou encore Le grand bain), l’objectif est de casser les barrières sociales, de recréer du lien entre des personnes qui ne se rencontreraient jamais même si elles habitent dans la même ville et parfois, tout près l’une de l’autre.
Une expérience concrète de fraternité
« Des voisins de palier, des personnes âgées, des jeunes en manque de réseau, des personnes réfugiées, des personnes en situation de handicap, des personnes sous main de justice, des cathos, des bobos, des fans de Jul, des nostalgiques de Johnny, des vegans, des carnivores, des cyclistes, des bagnolards, des supporters du PSG … Manger ensemble pour retrouver le goût des autres ! » scandent ainsi les organisateurs. Ils mentionnent à l’appui des études scientifiques qui « montrent que manger ensemble synchronise naturellement les comportements (parler, rire, faire des pauses…), activant ainsi des mécanismes neurobiologiques liés à la confiance et à l’empathie.»
À l’heure où les fractures sociales s’accentuent, “Déjeuner en terre inconnue” propose donc une expérience concrète de fraternité : « rencontrer “l’Autre” – celui ou celle qui nous semble loin, différent, parfois intimidant – dans un cadre simple, chaleureux et profondément humain. » Christophe Baralotto, déjà engagé dans de nombreuses actions solidaires à l’instar de Dégun sans stage, insiste sur les vertus de la rencontre : « Dans une ville fragmentée et divisée comme Marseille, je rêve que demain chaque Marseillais ait l’opportunité de déjeuner au moins une fois par an avec quelqu’un qui ne lui ressemble pas.»
Le déjeuner en terre inconnue : une mobilisation collective
Le projet s’appuie sur une grande diversité de lieux : cantines d’entreprises, d’hôtels, d’Ehpad et de résidences autonomie, d’associations et d’établissements médico sociaux, des restaurants engagés, une première cantine d’école… et demain peut être des repas chez des particuliers. Près de 20 premières “cantines engagées » sont mobilisées (*) pour cette première édition et environ 200 Marseillais attendus. Et l’ambition ne s’arrête pas à ce 1er avril. Il s’agit d’ancrer le Déjeuner en terre inconnue comme un rituel marseillais, chaque premier du mois : objectifs à fin 2026 1 500 à 2 000 participants et 60 lieux partenaires cantines mobilisés. Bon appétit et bonne rencontre !
Liens utiles :
Le site de Déjeunerenterreinconnue.fr
Reconnecter les deux Marseille, par Tarik Ghezali
(*) Village Club Soleil Belle de Mai, l’IRSAM Institut pour malvoyants, Tour La Marseillaise (Métropole), Maison d’enfants Servel, Communauté du Chemin Neuf (Roucas), Résidences autonomie Cosima et de la Ville de Marseille, Ehpad Val de Régny et Jardin d’Haïti, restaurants engagés comme le Présage, Les Petites Cantines, la cuisine de l’Arc … Voir liste complète sur le site : Dejeunerenterreinconnue.fr














