Le Premier ministre François Bayrou a présenté, mardi après-midi 15 juillet, ses orientations budgétaires pour 2026, avec comme objectif de faire 43,8 milliards d’euros d’économies pour ramener le déficit français à 4,6 % du PIB.
Dans un discours de près de deux heures, il a évoqué de nombreuses mesures (voir l’intégralité de son intervention en vidéo) dont l’une des plus spectaculaires est la suppression envisagée de deux jour féries, le lundi de Pâques et le 8 mai. Ce qui suscite de nombreuses réactions notamment dans le secteur du tourisme.

Ainsi François de Canson, président du Comité Régional de Tourisme Provence-Alpes-Côte d’Azur estime que supprimer le 8 mai et le lundi de Pâques est une double faute « contre l’Histoire et contre le tourisme. »
« En tant que président du Comité Régional de Tourisme de la Région Sud, je ne peux que m’opposer avec fermeté à la proposition du Premier ministre de supprimer deux jours fériés aussi symboliques et essentiels (…) Faire cette annonce au lendemain du 14 juillet, en l’année des 80 ans de la capitulation du IIIe Reich, c’est non seulement une erreur politique, mais surtout une faute contre la mémoire. Le 8 mai n’est pas un jour ordinaire : c’est celui de la victoire de la liberté sur la barbarie nazie. Le supprimer, c’est effacer une page fondamentale de notre Histoire nationale et européenne. Quant au lundi de Pâques, il fait partie de ces moments de respiration partagée, de traditions, de rassemblements familiaux, de spiritualité pour certains — et de reprise de souffle pour tous.
« Un contresens total »
Il poursuit avec des arguments plus économiques : « À l’heure où notre pays traverse des temps troublés, le tourisme est l’un des rares secteurs qui tient bon, qui crée de l’emploi, qui rayonne à l’international et qui donne du bonheur aux Français. Ce sont ces fameux « ponts » qui permettent à des millions de familles de partir, de s’évader, de consommer, de vivre ensemble. Ce sont ces jours-là qui irriguent nos territoires, de nos villages à nos grandes stations balnéaires, de nos campagnes à nos sommets alpins. Faire porter l’effort sur l’économie du tourisme, l’économie du bonheur, de l’apaisement, de la cohésion, est un contresens total. »











