Les images de bombardements et d’attaques de drones hantent les images de l’actualité de Kiev à Ormuz. Du 28 septembre au 2 octobre 2026, au large de Toulon, la division entraînement de la Force d’action navale (FAN) française organisait la sixième édition de l’exercice Wildfire. Cet exercice avancé, est justement dédié à la lutte anti-drones aériens et de surface. Il vise à préparer les navires de la FAN et les aéronefs de la force de l’aéronautique navale (Alavia) à affronter ces menaces potentielles lors de leur déploiement en opérations.
Des navires, des aéronefs et des drones
Pour cette sixième édition, ce sont six navires qui ont pu éprouver leurs systèmes de lutte anti-drones (LAD) durant une semaine d’exercice intense : une frégate multi-missions à capacité de défense aérienne renforcée (FREMM DA), un bâtiment ravitailleur de force (BRF), une frégate de type La Fayette (FLF), deux frégates de défense aérienne (FDA) et pour la première fois lors d’un Wildfire, un porte-hélicoptères amphibie (PHA).
Drones aériens et de surface mis en oeuvre depuis l’île du Levant
Wildfire 26.2 a également vu selon le communiqué des Armées « l’engagement de plusieurs moyens de l’aéronautique navale (Rafale Marine des flottilles 12F et 17F, un avion de patrouille maritime Atlantique 2 et des hélicoptères des flottilles 31F, 33F, 35F et 36F ainsi qu’un hélicoptère Wildcat de la Royal Navy), et diverses menaces représentant des drones aériens et de surface, mis en œuvre, entre autres, par le centre d’essais et d’expertise DGA Essais de missiles, depuis l’île du Levant. »
Des assauts et des essaims de drones, simulant une menace saturante…
Au cours de la semaine, « les marins ont été confrontés jour et nuit à des assauts et des essaims de drones, simulant une menace saturante qui a nécessité de faire appel à leur créativité opérationnelle, leur expertise et leur réflexion tactique afin d’engager les menaces par tous les moyens disponibles, y compris en testant de nouveaux équipements.»
Car c’est bien l’un des objectifs de l’exercice. Il s’agit de tester différents matériels technologiques novateurs dans des conditions proches des conditions opérationnelles réelles. Développé avec le concours de huit industriels avec lesquels la Marine nationale entretient des liens étroits, Wildfire 26.2 aura notamment permis d’éprouver directement en mer plusieurs nouveaux types de drones, à l’instar de drones intercepteurs de drones (DID), des drones de surface Magellan ainsi que le système d’auto-défense en champ proche Rampart, développés par Naval Group. Toulon et le Var sont bien au coeur de la mobilisation face aux nouvelles menaces.
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