Les déclarations de Martine Vassal, lundi 1er décembre au micro de Sud Radio, ont suscité de nombreuses réactions dans le camp de la candidate de la droite et du centre aux municipales de Marseille, comme chez ses adversaires. L’élue (ex-LR) aujourd’hui divers droite, interrogée sur un éventuel accord au second tour avec le Rassemblement national, a préféré insister sur le 1er tour, déclarant « on verra plus tard » (voir la séquence ci-dessous).
.@MartineVassal, candidate à la mairie de Marseille, pourrait-elle faire un accord avec le RN ? "Il y a d'abord un premier tour ! On verra au soir du premier tour" #GrandMatin
— Sud Radio (@SudRadio) December 1, 2025
Suivez le direct : https://t.co/QKa5EfuJSu pic.twitter.com/GXpbwo2JYE
Plus tard dans la journée, Martine Vassal est revenue sur ses propos en précisant sa pensée dans un tweet : « Je vous invite à écouter mes déclarations de ce matin : en aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique ! Je suis une femme ! Je suis de droite et du centre ! Et je suis responsable. » Elle ajoute que « le match sera entre la liste que je conduis regroupant toutes les énergies et les compétences face aux deux extrêmes. Je dénonce l’ambiguïté absolue et permanente de Benoît Payan, qui gouverne déjà avec LFI et qui veut encore malgré ses résultats pour la ville nous donner des leçons ! »
Le porte-parole de la campagne de Martine Vassal, Romain Simmarano (Renaissance), a également tenu à apporter un démenti à un quelconque accord avec la liste emmenée par le RN Franck Allisio : « Notre candidate Martine Vassal l’a dit et redit, il n’y aura pas d’accord d’appareil ni d’alliance avec les extrêmes ! »
Sabrina Agresti-Roubache : « Colère, honte et incompréhension totale »
Avant ces précisions, plusieurs personnalités de droite et du centre étaient montées au créneau. A commencer par la macroniste, ex-secrétaire d’Etat, Sabrina Agresti-Roubache, qui n’y va pas de main morte. Interrogée par Maritima Medias en marge de la réception organisée en préfecture à l’occasion de l’installation du préfet de région Jacques Witkowski, elle a fait part de sa « colère, honte et incompréhension totale » à la suite des propos de Martine Vassal sur Sud Radio. Et elle demande à la commission d’investiture de son parti et au secrétaire général, Gabriel Attal, de « prendre ses responsabilités. »

Sabrina Agresti-Roubache dont l’une des proches, Sandra Blanchard, est engagée dans la direction de la campagne de Martine Vassal et au sein du collectif Une génération pour Marseille, est particulièrement remontée : « Marseille n’est pas un terrain de jeu où l’on fait n’importe quoi. On respecte Marseille. On respecte ceux qui se sont engagés et les valeurs. »
Mohamed Laqhila (Modem) : « Aucun accord avec le RN, à aucun stade du scrutin »
Mohamed Laqhila, vice-président du MoDem 13 et membre du bureau exécutif national du parti de François Bayrou, a, de son côté, souhaité rappeler dans un message posté sur les réseaux sociaux « une exigence fondamentale : la clarté républicaine. » Et l’ex-député des Bouches-du-Rhône de poursuivre : « Le MoDem a toujours refusé toute alliance, directe ou indirecte, avec l’extrême droite. Cette ligne, fondée sur les valeurs humanistes et démocratiques que nous portons, n’a pas vocation à changer. Les déclarations récentes de Martine Vassal ont introduit une ambiguïté regrettable quant à une possible entente avec le RN. Pour garantir la cohérence de notre coalition et la confiance des citoyens, j’appelle à un positionnement explicite et sans équivoque : aucun accord avec le RN, à aucun stade du scrutin municipal. La transparence envers les électeurs est le préalable indispensable à toute dynamique collective. »
A gauche de l’échiquier politique, la condamnation est générale. Le maire de Marseille, Benoît Payan (ex-PS, DVG), fait part de sa « honte pour Marseille et pour les Marseillais. (…) C’était beau de jurer « jamais avec l’extrême droite » mais maintenant ils vont juste vous dévorer. »
Lien utile :
> L’actualité des municipales 2026 à retrouver dans notre rubrique politique











