C’est une consécration collective pour le Cerege, le Centre de Recherche en Géosciences de l’Environnement qui fut le premier établissement à s’installer à l’Arbois alors que le sanatorium était encore vide et le futur technopôle, une garrigue. Nicolas Roche professeur de génie des procédés au Cerege depuis 1999 fait son entrée dans cette Académie des technologies. C’est un établissement public administratif national placé sous la tutelle du ministre chargé de la recherche qui compte 390 membres élus, issus d’horizons variés qui reflètent la diversité des technologies. Quatre idées fortes gouvernent l’action de l’Académie « pour une appropriation toujours plus raisonnée et collective des technologies : progrès, sens de l’intérêt général, écoute, anticipation. »

Nicolas Roche a été sélectionné au terme des élections ouvertes en 2025, et qui seront prochainement officialisées par décret ministériel. La nouvelle présidente, Manoelle Lepoutre, recevra les 18 nouveaux entrants lors d’une cérémonie organisée le 10 mars à la Sorbonne.
Nicolas Roche est professeur en génie des procédés à Aix Marseille Université (Amu) et chercheur au Cerege, à l’Institut méditerranéen sur la transition environnementale (Item), ainsi qu’à l’International Water Research Institute (IWRI-UM6P). Sur LinkedIn, il salue « cette belle reconnaissance de [mon] implication tant en recherche qu’en enseignement sur les problématiques liées à l’eau et au génie des procédés n’est pas non plus le fruit d’une aventure individuelle, mais d’un travail toujours collectif et très souvent interdisciplinaire ».
Il est actuellement directeur de la Fédération de la recherche Eccoreve, vice-président académique de la Société française de génie chimique, membre du Haut Conseil de la Santé Publique, responsable de la mission interdisciplinaire d’Amu sur les ODD, et professeur affilié à l’Université polytechnique Mohamed VI (Maroc).
Depuis près de 40 ans, il travaille à la conception, à l’amélioration et à l’optimisation des procédés de traitement des eaux usées. Initialement (1986-2000) pour limiter l’impact des rejets d’eaux usées urbaines et industrielles sur l’environnement. Depuis 2000, avec l’intégration du traitement des eaux usées dans une approche d’économie circulaire, la réutilisation des eaux usées traitées et l’« utilisation intelligente » de l’eau dans leur cycle d’utilisation se sont particulièrement adaptées aux problèmes des pays émergents concernant l’accès à l’eau et à l’énergie.
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