À Marseille, le gel reste rare, mais les nuits fraîches et le mistral mettent à l’épreuve les immeubles anciens de la métropole Aix-Marseille-Provence. Canalisations exposées, chauffe-eau vieillissants, joints fatigués : avant l’hiver, quelques contrôles simples permettent de limiter le risque de fuite et de dégât des eaux.
Le thermomètre marseillais descend rarement sous zéro, et c’est précisément ce qui rend les premiers froids délicats. Une grande partie du parc ancien de la métropole n’a pas été pensée pour les températures négatives. Les « trois-fenêtres » marseillais, les immeubles du XIXe siècle de Belsunce, du Camas ou de la Belle de Mai, comme les maisons de village d’Aubagne ou de Martigues, partagent souvent les mêmes fragilités : des canalisations anciennes, parfois en plomb ou en fonte, et des réseaux qui courent en façade, dans des courettes ou dans des caves non chauffées.
Le mistral, facteur aggravant pour les canalisations exposées
Lorsque le vent du nord souffle, la température ressentie chute et les surfaces se refroidissent plus vite. Une conduite qui longe un mur extérieur, un robinet de jardin ou un compteur logé dans un regard peu profond peuvent geler en une nuit, même lorsque les minimales annoncées restent proches de zéro. Les épisodes de froid de février 2012 et la neige tombée sur Marseille à la fin de l’hiver 2018 ont rappelé que la ville n’est pas à l’abri. En gelant, l’eau augmente de volume et peut fissurer un tuyau. La fuite, elle, n’apparaît souvent qu’au dégel.
Premier réflexe : repérer les portions de réseau exposées et les protéger avec des manchons isolants, vendus en magasin de bricolage. Pour les robinets extérieurs, il est conseillé de couper l’alimentation depuis l’intérieur puis de purger la canalisation avant l’hiver. Dans une maison, le compteur placé dans un regard extérieur peut être protégé par un isolant qui ne retient pas l’humidité, comme le polystyrène, plutôt que par de la paille ou des chiffons.
Chauffe-eau, robinet d’arrêt, joints : les contrôles à faire chez soi
Le chauffe-eau mérite lui aussi un coup d’œil. Installé dans un cellier, un garage ou sous les toits, il sollicite davantage ses composants lorsque l’eau froide arrive plus fraîche. Manœuvrer régulièrement le groupe de sécurité, la pièce située sous l’appareil, permet de vérifier qu’il évacue bien la surpression. Des traces de rouille, un goutte-à-goutte permanent ou une eau qui peine à chauffer signalent un équipement fatigué.
Autre point : savoir où se trouve le robinet d’arrêt général du logement et s’assurer qu’il tourne encore. Dans les immeubles anciens, ces vannes restent parfois bloquées depuis des années. Les joints des éviers, les flexibles sous les lavabos et les raccords du lave-linge s’inspectent en quelques minutes. En copropriété, les colonnes montantes et les parties communes relèvent du syndic, à qui il est utile de signaler toute trace d’humidité dans la cage d’escalier ou en cave.
En cas de fuite, couper l’eau puis prévenir
Quand une fuite survient, le premier geste consiste à fermer le robinet d’arrêt, puis à couper l’électricité si l’eau approche des prises ou d’un appareil électrique. Il faut ensuite éponger, photographier les dégâts et prévenir le voisin du dessous ainsi que le syndic. L’origine de la fuite détermine la suite : sur une canalisation privative, la réparation incombe à l’occupant ou au propriétaire ; sur une partie commune, à la copropriété.
Certaines situations justifient de faire appel sans attendre à un professionnel : une canalisation fendue après le gel, une fuite encastrée dans un mur, un chauffe-eau qui déborde par le groupe de sécurité ou un écoulement qui persiste malgré la fermeture de la vanne. Le réseau Depanneo, spécialisé dans le dépannage à domicile en plomberie, chauffage, serrurerie, électricité et traitement des nuisibles, permet par exemple de solliciter un plombier à Marseille, avec des interventions rapides 7 jours sur 7.
Côté assurance, le sinistre doit être déclaré à l’assureur dans un délai de cinq jours ouvrés. Le constat amiable de dégât des eaux, rempli avec le voisin concerné, facilite le traitement du dossier. Conserver les photos, les factures d’intervention et les éventuels échanges avec le syndic reste utile pour appuyer la demande d’indemnisation.
Dans la métropole, les nuits les plus froides surviennent généralement entre décembre et février. D’ici là, quelques minutes de vérification suffisent souvent à éviter les mauvaises surprises au premier coup de mistral.











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