Leur sang n’a fait qu’un tour. Dans un communiqué diffusé mercredi 8 octobre, les dockers CGT du Grand Port Maritime et Fluxel réagissent vigoureusement aux propos formulés par le député des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard (LFI) exprimés lors d’une question écrite à l’Assemblée nationale. L’élu y exprime tout le mal qu’il pense du projet d’aménagement du J4 en terminal dédié aux croisières de luxe et dénonce plus généralement la stratégie du port sur cette filière.
Ainsi Manuel Bompard considère que le « projet va à l’encontre de toute considération écologique et sociale à Marseille : situé en plein cœur du centre-ville, il exposerait les plus de 80 000 habitants qui vivent à proximité directe du terminal à une pollution de l’air importante, tout cela pour de faibles retombées économiques (un croisiériste dépense trois à cinq fois moins d’argent à terre qu’un touriste « classique »). Il exposerait également les fonds marins aux eaux usées rejetées en mer. »
Manuel Bompard : « réfléchir à des projets alternatifs plus écologiques »
Après avoir dénoncé l’impact sur la pollution de l’air et la santé de l’activité de croisières, le coordinateur national de la France Insoumise propose une autre scénario : « Il est possible de réfléchir à des projets alternatifs plus écologiques et avec des retombées économiques plus importantes pour la ville. Le collectif Stop croisières organise une consultation citoyenne avec comme idées la construction d’une école des métiers maritimes et d’un port pour le fret maritime à voile et pour les petits bateaux associatifs. » De quoi déclencher l’ire de la CGT (voir l’intégralité du communiqué ci-dessous) qui défend bec et ongles l’activité portuaire et la transition écologique engagée sur le port.
Document source : « le port, coeur battant de l’économie marseillaise »


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