Mardi 3 mars, Jean-Christophe Amarantinis (vice-président de l’UPE 13, président du Synerpa et de JCM Santé SAS), aux côtés de Philippe Korcia (président de l’UPE 13) et de Bruno Arcadipane (vice-président du Mouvement des entreprises de France), a réuni une délégation d’acteurs majeurs de la filière santé (FHP et Synerpa notamment) pour une séquence de terrain marquant le lancement de la future commission santé de l’UPE 13.
Selon l’antenne locale du Medef, cette matinée a permis d’illustrer concrètement la richesse et la complémentarité de l’écosystème santé à travers un parcours immersif au cœur de toute la chaîne du soin, avec des étapes à l’Ifas de la Clinique Saint-Martin, au pôle gérontologique de la Pagerie, à HAD Marseille Est, sur le plateau technique Cerballiance et une visite de la Clinique Juge.
Le rôle de la prévention et de l’innovation
Au-delà des visites, c’est une vision que veut animer l’UPE 13 : « La santé n’est pas seulement un enjeu sanitaire, c’est une filière économique stratégique pour l’attractivité et la compétitivité de notre territoire. Dans les Bouches-du-Rhône, elle représente près de 98 000 emplois, 14,9 Md€ de chiffre d’affaires et des activités profondément ancrées localement, non délocalisables, au croisement des transitions démographiques, technologiques et sociales. »
Et le développement du secteur s’annonce exponentiel. « La santé va prendre de plus en plus de poids dans l’économie en raison du vieillissement de la population, explique à Gomet’ Jean-Christophe Amarantinis. Les Français, où qu’ils se trouvent, ont besoin de se sentir en sécurité et d’être soignés, d’avoir confiance en la médecine. L’innovation et la prévention de la dépendance font qu’il y a beaucoup d’argent investi dans la recherche. Et cela va s’accentuer parce que tout le monde est convaincu que la prévention pourra permettre au système d’assurance maladie d’être plus efficient. »
La future commission santé de l’UPE 13 veut fédérer durablement les acteurs publics et privés autour de priorités concrètes : renforcer l’attractivité des métiers et répondre aux tensions de recrutement, accompagner la modernisation et l’innovation en santé, soutenir les investissements structurants pour le territoire et faire émerger une vision économique partagée de la filière.
« Enormément d’opportunités professionnelles » dans les dix prochaines années
Selon Jean-Christophe Amarantinis, « la santé va offrir, au cours des dix prochaines années, énormément d’opportunités professionnelles. Avec le vieillissement, les nouvelles technologies tournées vers l’ambulatoire et les nouveaux modes de prise en charge dans le cadre du maintien à domicile des personnes âgées, il y a toute une série de postes qui ne sont pas aujourd’hui pourvus, et encore moins demain, car il va falloir en créer énormément. Nous avons identifié, dans les Bouches-du-Rhône, la création de 50 % d’emplois supplémentaires à l’horizon 2030-2035. »
Et d’ajouter : « Ce sont des emplois non délocalisables, durables et en CDI, avec des progressions de carrière incroyables puisque, dans ce secteur, on peut entrer au bas de l’échelle, sans diplôme, être formé, franchir les échelons et finir sur des postes de management et de direction. »
L’enjeu, pour celui qui brigue aujourd’hui la présidence de l’UPE 13, est aussi de recruter de nouveaux adhérents. « Pour nous, c’est un axe important : nous cherchons à nous diversifier, à nous développer en termes d’adhérents et il y a un relais de croissance très important dans le monde de la santé. Parmi nos adhérents aujourd’hui, nous avons très peu de représentants de la santé, avec seulement 5 % du périmètre. »
Une ouverture vers les acteurs associatifs
Jean-Christophe Amarantinis insiste sur les services apportés par l’association patronale. « Les équipes y travaillent depuis des mois. Il s’agit d’abord d’identifier les adhérents qui font partie du secteur de la santé. Puis d’intégrer, dans cette commission, de nouveaux adhérents afin de répondre à leurs demandes, à leurs spécificités et à leurs enjeux, notamment la recherche de plus de visibilité, une meilleure connaissance entre eux, de la coordination et aussi des aides spécifiques de l’UPE, par exemple avec les services mandataires en lien avec l’administration (ARS, Urssaf, préfecture) où nous avons des référents qui permettent d’ouvrir des portes plus rapidement. »
La démarche se veut également ouverte aux acteurs associatifs. « Nous avons déjà des opérateurs publics qui souhaitent nous rejoindre. On peut très bien travailler avec ces structures sur des problématiques communes, des visites ou des opérations conjointes. Nous avons vraiment vocation à nous ouvrir à tous les statuts », poursuit Jean-Christophe Amarantinis.
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