L’hyper centre-ville de Marseille ce dimanche matin porte les stigmates d’une journée du samedi 17 octobre cauchemardesque. Trois ans après les émeutes de juillet 2023, le périmètre des actes de pillages et de dégradation, en marge des manifestions de la journée dans lesquelles les lycéens faisaient entendre leur voix, s’est élargi et les traces des violences s’aggravent.
Difficile à ce stade d’évaluer le dégâts et le nombre commerces touchés, mais à n’en pas douter la facture de ce désastre sera particulièrement élevée.






Commerces pillés : une cellule d’accueil pour les sinistrés
Les autorités ne s’y trompent pas. Dès ce début de matinée sur la Canebière à l’angle d’une rue St Ferréol cible de toutes attaques, une cellule d’accueil pour les sinistrés des pillages étaient en place. De nombreux décideurs publics sont présents.
Jean-Luc Chauvin, le président de la CCI a fait part samedi de son indignation : « En quelques minutes, des individus ont détruit le fruit d’années de travail et d’investissement de la part de nos commerçants. Cette situation est intolérable et nous plonge dans l’effroi et l’incompréhension ! »
De son côté, Jean-Christophe Amarantinis, le président de l’UPE 13 adressait hier soir sa première pensée « aux commerçants et aux salariés qui découvrent leur outil de travail détruit. Casser une vitrine, piller un commerce, ce n’est pas manifester : c’est s’attaquer à ceux qui font vivre Marseille. L’UPE 13 sera à leurs côtés, concrètement, pour qu’ils puissent rouvrir le plus vite possible. »
La journée s’annonce longue et pénible.
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