La Ville d’Aix-en-Provence procédera du 19 au 22 octobre à l’abattage de neuf platanes contaminés par le chancre coloré, une maladie causée par un champignon qui menace le patrimoine arboré. Cette intervention, imposée par la réglementation sur ordre préfectoral, vise à limiter la propagation de l’infection détaille la mairie dirigée par Sophie Joissains dans un communiqué diffusé vendredi 16 octobre..
Quatre jours de travaux dans le centre-ville
L’opération concernera plusieurs secteurs du centre-ville. Deux platanes seront abattus lundi 19 octobre place Jeanne-d’Arc. Mardi 20 octobre, deux arbres seront supprimés avenue Victor-Hugo et un avenue Maurice-Blondel. Trois platanes seront ensuite abattus mercredi 21 octobre sur le cours Mirabeau, avant une dernière intervention jeudi 22 octobre, avenue des Déportés-de-la-Résistance-Aixoise.
Chaque année, la municipalité surveille les platanes de son territoire afin de détecter les sujets contaminés. L’abattage des arbres malades est obligatoire en vertu de la réglementation nationale et vise à protéger les arbres encore sains souligne la commune. L’abattage d’arbres suscite des critiques récurrentes chez les habitants comme ce fut le cas il y a quelques années à Aix sur le cours Mirabeau ou tout récemment aux abords d’une école.
Un champignon sans traitement curatif efficace
Présent en France depuis les années 1940, le chancre coloré du platane est provoqué par le champignon Ceratocystis platani. Il menace les platanes dans plusieurs régions, notamment en Provence-Alpes-Côte d’Azur, et provoque chaque année la mort de plusieurs milliers d’arbres. La maladie se propage notamment par les soudures racinaires, les blessures des arbres et le transport de spores par les outils, les engins, l’eau, le vent ou les animaux. Les débris de bois infectés et les racines contaminées peuvent également contribuer à sa diffusion.
Pour limiter les risques, la Ville impose aux entreprises intervenant à proximité des platanes, notamment dans les domaines des travaux publics, de la voirie et des espaces verts, de désinfecter systématiquement leurs outils au début et à la fin des travaux. En l’absence de méthode efficace pour guérir les arbres atteints, l’abattage des sujets contaminés demeure une mesure essentielle pour freiner la propagation du champignon.
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