Un « champ de bosses », avait prédit Edgar Grospiron, l’ancien champion de la discipline, et désormais président du Comité d’organisation des JO d’hiver 2030. Depuis quelques mois, force est de constater qu’il est servi !
Le Cojop (Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030 dans les Alpes françaises) a annoncé, vendredi 23 janvier, la démission de son directeur de la communication, Arthur Richer, marquant une nouvelle secousse au sein d’une structure déjà confrontée à des tensions internes et à des départs ces derniers mois.
Des désaccords stratégiques sur la communication autour des Jeux et leurs enjeux
Dans un communiqué laconique, le Cojop a indiqué que M. Richer avait quitté ses fonctions sans préciser les motifs de ce départ. Le comité a toutefois salué « le travail accompli » et la « professionnalisation » de la fonction communication depuis l’arrivée de son désormais ex-directeur, nommé en juin 2025 et entré en poste en septembre de la même année.
Selon une source proche de l’organisation citée par l’agence Reuters, ce départ serait lié à un désaccord stratégique entre M. Richer et la direction générale du Cojop sur les orientations à donner à la communication du projet olympique.
La ministre des sports réclame une « clarification rapide et complète »
Cette démission intervient un mois après celle d’Anne Murac, directrice des opérations, qui avait quitté ses fonctions en décembre 2025 après seulement cinq mois au sein du comité, sans que les raisons précises aient été rendues publiques.
Une récidive qui a conduit Marina Ferrari à réagir publiquement, la ministre des Sports appelant fermement à une « clarification rapide et complète » de la gouvernance et de la stabilité du Cojop, jugeant ces chamboulements répétés préoccupants à moins de cinq ans de l’événement. Une réunion du bureau exécutif s’est d’ailleurs tenue ce lundi, loin des caméras, pour obtenir des explications détaillées de la direction du comité.
Edgar Grospiron : « Je porte une ambition des plus élevées »
« Si nous rencontrons des difficultés, c’est parce que je porte une ambition des plus élevées. Je ne me résous pas à livrer des Jeux Olympiques et Paralympiques ordinaires ni à me cacher derrière l’excuse du temps et de contraintes budgétaires, a réagi sur Linkedin Edgar Grospiron, le président du Cojop. Nous avons tous besoin de nous réunir autour d’un projet fédérateur, d’en puiser une fierté personnelle et collective et enfin, de croire dans le formidable potentiel qui est le nôtre. »
Un contexte tendu en coulisses
Ces appels à plus de transparence interviennent alors que d’autres voix critiques ont souligné des dysfonctionnements internes, comme l’avait admis récemment Renaud Muselier, le président de la Région Sud, entre imprécisions sur la carte finale des sites olympiques et difficultés à fédérer autour d’une vision commune pour l’organisation des Jeux.
Le Cojop, qui se dit « concentré sur la poursuite de ses activités », indique qu’un processus de recrutement pour remplacer Arthur Richer sera lancé « dans les meilleurs délais ». Comme communication, on a déjà connu mieux.
Lien utile :
> Notre dossier consacré aux Jeux olympiques 2030











