Le groupe La Phocéenne de Cosmétique fête son 30e anniversaire, avec le rachat de la marque Laboratoires de Biarritz, acteur de la protection solaire bio et des soins de la peau en pharmacies et en réseau bio. Les deux entreprises affichent un ADN commun autour « de la naturalité, du fabriqué en France et d’une démarche structurée en matière de responsabilité environnementale et sociétale ».
La Phocéenne de Cosmétique a initié une filière de production d’huile d’argan au Maroc, ou une filière olive à Saint-Bonnet-du-Gard. Laboratoires de Biarritz, PME, fondée en 2012 est tournée quant à elle vers la mer, et s’appuie sur le pouvoir des algues pour proposer des soins d’origine naturelle et certifiés bio. Les Laboratoires de Biarritz sont certifiés Bio par Ecocert sous le label Cosmébio et sont présents dans 2 000 points de vente, en pharmacie et en réseau bio avec un chiffre d’affaires global de huit millions.
La Phocéenne de Cosmétique, fondée en 1996 par Xavier Padovani et Éric Renard (ce dernier en assurant toujours la direction), a démarré avec Le Petit Olivier, devenue la marque pilier du groupe, avant de se poursuivre avec l’acquisition de Lovea en 2018, puis de Laboratoires Vendôme, reprise en 2023 au groupe Bolton et dont la production a depuis été rapatriée dans l’Hexagone. 12 942 549 unités sont vendues par an en GMS.

« L’intégration des Laboratoires de Biarritz dans notre portefeuille explique Eric Renard, fondateur de La Phocéenne de Cosmétique va se faire de manière très spontanée, elle est cohérente pour les pharmaciens, qui seront rassurés de savoir qu’une PME française indépendante est rachetée par une autre PME française indépendante. Les deux entreprises évoluent sur des réseaux distincts. Cette diversification va ainsi permettre à La Phocéenne de Cosmétique de toucher de nouveaux consommateurs, en officines cette fois. » La Phocéenne de Cosmétique est devenue actionnaire à 60 % des Laboratoires de Biarritz.
La Phocéenne de Cosmétique restera offensive en grande distribution, le groupe salonnais y réalise de solides performances, avec une croissance de 7%, pour un chiffre d’affaires de 50 millions d’euros. Le Petit Olivier est la 4e marque tous circuits à recruter le plus d’acheteurs sur le marché de l’hygiène beauté en 2025. Les soins solaires Lovea, ont aussi progressé, et sont devenus le 5e intervenant de ce rayon. En 2026, son expertise sera renforcée sur le rayon capillaire, notamment avec le lancement d’une gamme « Boucles ».

Quant aux Laboratoires Vendôme, ils devront apporter la dermocosmétique inspirée du végétal en grande distribution.
La Phocéenne de Cosmétique veut devenir un acteur global de la beauté, et pénétrer le circuit de la pharmacie et des réseaux bio avec les 35 collaborateurs des Laboratoires de Biarritz, et notamment sa force commerciale de 16 personnes.
Phocéenne de cosmétique : doubler le chiffre d’affaires d’ici 2030
« Le rachat des Laboratoires de Biarritz, précise Éric Renard, marque une nouvelle étape de notre développement. L’objectif est de multiplier notre chiffre d’affaires par deux d’ici 2030, tout en préservant nos valeurs. » Une stratégie de développement qui passe par quatre piliers stratégiques : la croissance en GMS, la croissance externe, l’export et le digital. Cette acquisition précise le groupe pour Gomet’, « est autofinancée par La Phocéenne de Cosmétique via un crédit ».

D’un point de vue logistique, ce développement nécessite la rénovation et l’agrandissement de l’entrepôt logistique basé à Épône (78), pour augmenter la capacité de stockage de 110 %.
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