C’est au château de la Galinière, à Châteauneuf-le-Rouge, que s’est tenue mardi 14 octobre la deuxième édition du Forum régional du tourisme responsable et de l’écotourisme. Un rendez-vous qui, derrière les discours sur la transition et l’inclusion, s’inscrit dans une stratégie bien plus large : montrer que le tourisme peut profiter à tous, à l’approche des Jeux olympiques d’hiver 2030. « Le tourisme, c’est la vie des habitants : c’est le café du village qui reste ouvert, c’est le train qui passe plus souvent, c’est la culture qui circule », ouvre François de Canson, président du Comité régional du tourisme et maire de La Londe les Maures.
Pour la Région, il ne s’agit plus de défendre le tourisme comme un secteur d’activité, mais comme un levier social, économique et environnemental, capable de redonner du souffle aux territoires à l’heure où les Alpes s’apprêtent à accueillir le monde entier. La Région veut aussi répondre aux critiques d’un événement perçu comme coûteux ou écologiquement risqué. D’où la mise en avant d’un tourisme « responsable », présenté comme un atout pour les habitants plutôt qu’un poids pour les collectivités.
Les JO d’hiver, « une trajectoire » pour le tourisme
L’héritage des Jeux d’hiver 2030 s’impose désormais comme l’un des fils conducteurs de la politique touristique régionale. La Région Sud assure que les financements olympiques ne serviront pas seulement à l’événement, mais qu’ils laisseront une empreinte durable sur le territoire. Le Fort des Têtes à Briançon, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, sera le premier symbole de cette volonté : sa restauration doit illustrer la promesse d’un « héritage concret » des Jeux.
Derrière ce chantier emblématique, d’autres investissements sont annoncés : désenclavement des vallées alpines, modernisation des lignes ferroviaires (voir notre dernier article sur le CPER mobilités) et développement d’un tourisme « quatre saisons ». « Les Jeux ne seront pas un événement de quinze jours, mais une trajectoire : celle d’une montagne qui se réinvente », déclare François de Canson.

Au cœur du forum, la signature des Accords de transition écologique entre le Comité régional du tourisme et les parcs naturels régionaux traduit cette ambition. Ces accords s’intègrent à la feuille de route régionale de planification écologique, autour de quatre axes : sobriété en eau, réduction des émissions de CO₂, protection du vivant et meilleure gestion des flux touristiques. L’objectif affiché est bien de démontrer que le tourisme peut accompagner la transition, et non la freiner.
Reste à convaincre. Annoncés comme « les Jeux les moins chers de l’histoire », les JO 2030 dépassent déjà légèrement le budget initial de 2 milliards d’euros, selon le premier budget adopté par le Comité d’organisation (Cojop), le 20 octobre dernier.
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