Face à la hausse persistante des prix du carburant, Aix-Marseille Université (amU) a décidé de prolonger jusqu’au 31 décembre 2026 le dispositif exceptionnel permettant à ses agents de télétravailler jusqu’à trois jours par semaine.
L’établissement explique dans un communiqué diffusé mardi 29 septembre vouloir « limiter l’impact » de l’augmentation du coût des déplacements domicile-travail sur le budget de ses personnels. La mesure, déjà mise en œuvre depuis avril dernier, vient compléter les dispositifs de télétravail existants au sein de l’université.
Son application demeure toutefois conditionnée aux nécessités de service, avec une présence minimale de deux jours par semaine sur site afin de garantir la continuité des activités. Selon amU, près d’un tiers des agents éligibles ont bénéficié de cette organisation depuis son lancement. Initialement instauré jusqu’à fin juillet, le dispositif est désormais reconduit pour le dernier trimestre de l’année.
Une moyenne de 22 kilomètres par trajet
Cette décision qui intervient alors que les prix au litre sont au plus haut concerne un établissement particulièrement étendu géographiquement. Première université francophone en nombre d’étudiants, Aix Marseille Université emploie quelque 8 500 agents répartis sur 54 sites implantés dans dix villes et quatre départements. D’après les données de l’université, 45 % des personnels utilisent leur voiture ou leur moto pour se rendre au travail, parcourant en moyenne 22 kilomètres par trajet.

Pour l’université, cette mesure constitue une réponse concrète à un contexte économique qui pèse sur les dépenses contraintes des agents. Elle soulève également la question de l’adaptation des politiques de ressources humaines aux enjeux de pouvoir d’achat, tant dans le secteur public que privé.
« Cette mesure s’inscrit dans la continuité de notre engagement en faveur de la qualité de vie au travail et de l’accompagnement des personnels », souligne le président d’amU, Éric Berton. L’université précise que le dispositif pourra être réévalué avant son échéance si l’évolution des prix de l’énergie permet un retour aux conditions habituelles d’organisation du travail.
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