Marion Pigamo, dirigeante du cabinet Parti-Pris, porte avec Gomet’ une démarche inédite autour de la Responsabilité Territoriale des Entreprises (RTE), soutenue par la chaire Attractivité et nouveau marketing territorial de l’IMPGT. Objectif : structurer et rendre visible un engagement qui existe déjà, mais reste trop souvent invisible et éclaté, en lançant une étude et un baromètre sur la RTE dans la Métropole Aix-Marseille.
Quel est le sens de cette démarche que vous avez initiée avec Gomet’ ?
Marion Pigamo : La Responsabilité Territoriale des Entreprises reste aujourd’hui plutôt intuitive. Beaucoup d’acteurs mènent déjà des actions qui en relèvent sans la nommer ainsi, quand d’autres n’ont pas conscience de ce qu’ils pourraient engager à ce niveau. La démarche initiée vise à rendre visible cet existant, réel mais éclaté, qui pourrait avoir un tout autre impact s’il s’inscrivait dans une démarche structurée. Le baromètre permettra par la suite de fixer des critères partagés, pour suivre l’évolution de cette notion et mesurer comment elle progresse, ou non, sur notre territoire.
Quelle est votre définition de la RTE ?
Marion Pigamo : La Responsabilité Territoriale des Entreprises est une démarche par laquelle l’entreprise ne se contente plus de gérer son impact interne, mais s’engage activement dans le développement de son bassin de vie. Elle consiste à coopérer avec les acteurs de son territoire pour relever des défis communs. En résumé, c’est passer d’une entreprise « dans » son territoire à une entreprise « pour » son territoire, en créant de la valeur qui bénéficie directement à son écosystème local.
Pourquoi le cabinet Partis-Pris en a-t-il fait une priorité ?
Marion Pigamo : Cabinet de conseil en ingénierie territoriale, nous accompagnons les porteurs de projets via l’expertise des territoires, l’accompagnement des transitions et l’implication des parties prenantes. C’est donc en toute logique que nous avons fait de la RTE l’un de nos principaux champs d’intervention. Nous participons de toute démarche qui fait se rencontrer les besoins du territoire, l’énergie des acteurs qui le font vivre et leur capacité à co-construire des réponses utiles.
Y a-t-il selon vous un modèle ou de bons exemples à suivre ?
Marion Pigamo : Il y a beaucoup d’acteurs et d’initiatives qui seraient à saluer, mais plutôt que de désigner les « bons élèves », il est important de souligner le rôle décisif de trait d’union entre les entreprises et leur territoire que remplissent certaines structures. Je pense notamment à PIICTO, qui est structurante dans la dynamique de réindustrialisation et de décarbonation du golfe de Fos-Étang de Berre. Je pense aussi au monde universitaire, essentiel pour cela, et notamment à la Chaire Attractivité et Nouveau Marketing Territorial. C’est pourquoi nous les avons associés dès le départ à cette démarche.

Liens utiles :
Géocorail (Marseille) lève 2,7 millions d’euros pour mieux lutter contre l’érosion
Géocorail (Marseille) récupère un million d’euros d’argent frais
L’Index French Blue Tech des meilleures start-up du maritime distingue 9 entreprises de la région Sud















