« Une avancée majeure ». Six mois après avoir sécurisé son approvisionnement électrique auprès d’EDF, le groupe sidérurgique italien Marcegaglia a officialisé, vendredi 5 décembre, dans les salons de la sous-préfecture d’Istres, un protocole d’accord visant à encadrer l’extension foncière nécessaire au lancement de son ambitieux projet « Mistral », à Fos-sur-Mer.
Accueillis par le sous-préfet de l’arrondissement d’Istres, Christophe Borgus, les dirigeants italiens Antonio Marcegaglia, président du groupe, et sa sœur Emma Marcegaglia, directrice générale, ont fait le déplacement pour parapher le document avec Mathias Guedj, président d’Asco Fields, propriétaire du foncier, et Delphine Lafay, directrice générale adjointe de Faubourg Aménagement (groupe IDEC), l’aménageur et promoteur du projet, aux côtés des services de l’État et des élus locaux.

Une étape jugée « structurante » par toutes les parties. Le protocole signé vise en effet à organiser le foncier et les infrastructures destinées à accueillir la future aciérie bas-carbone que Marcegaglia entend déployer sur le site de l’ancienne usine Ascometal, rachetée en 2024.
34 hectares supplémentaires
« Le site passe de 101 à 135 hectares, plus 13 hectares loués auprès du Grand Port Maritime de Marseille-Fos, a détaillé auprès de La Provence Antonio Marcegaglia. C’est une étape importante. L’usine sera construite sur un terrain adjacent au site existant. Notre objectif est de pouvoir démarrer les travaux au 3e trimestre 2026, ou fin 2026 au plus tard, et lancer la production avant fin 2028. Pour une aciérie, c’est un calendrier très rapide. »
Christophe Borgus a insisté, lui, sur « l’importance stratégique » de cette signature pour la transition industrielle du territoire, marquant le soutien de l’Etat à une installation qui doit s’intégrer dans les objectifs nationaux de décarbonation des industries lourdes.

Une étape clé pour un projet industriel majeur
Le projet Mistral, porté par le groupe familial italien de 7 800 salariés et 4,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires, prévoit la modernisation de l’aciérie existante et la création d’une unité de production dotée d’un nouveau four électrique pour faire passer la capacité de production totale du site de 115 000 tonnes d’aciers spéciaux aujourd’hui à 2,15 millions de tonnes d’aciers décarbonés (dont 150 000 tonnes d’aciers spéciaux) à l’horizon 2028.
Un investissement colossal, de l’ordre de 750 millions à un milliard d’euros, sans investisseurs extérieurs ni financements publics, qui permettra de doubler les effectifs, de 320 personnes actuellement à 700 lorsque l’usine sera en pleine production fin 2028.
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