En publiant la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) le 13 février dernier, le gouvernement a assumé ses responsabilités et dans un contexte de tensions géopolitiques, de volatilité des prix de l’énergie et d’urgence climatique, il a fait le choix de la clarté, de la souveraineté et de l’anticipation déclare le Syndicat des énergies renouvelables (SER). Une prise de position qui intervient alors que deux motions de censure ont été déposées à l’assemblée, émanant des rangs du Rassemblement national et de La France Insoumise qui contestent à la fois le fond, en particulier les arbitrages concernant les énergies renouvelables, et la forme, avec une publication décret, sans vote parlementaire.
Or pour le SER, la PPE « a fait l’objet de très larges concertations et de longs débats au Parlement depuis plus de trois ans. L’immobilisme et le statu quo n’étaient plus tenables. Et d’affirmer qu’en fixant des objectifs précis de développement des énergies renouvelables, la PPE évite de plonger le secteur dans une situation de moratoire de fait. Il est désormais fondamental que la mise en œuvre de cette PPE et que sa traduction concrète via la relance des appels d’offres, qui a débuté la semaine dernière, puisse désormais se poursuivre, ce qui nécessite de la stabilité gouvernementale. »
Jules Nyssen : « un acte irresponsable », « un piège mortifère »
Dès lors, le SER appelle donc « l’ensemble des parlementaires qui souhaitent poursuivre le développement des énergies renouvelables en France à rejeter les motions de censure » qui pourraient examinées mercredi à l’Assemblée.
Jules Nyssen, le président du SER ne mâche pas ses mots : « La menace de censure du gouvernement en raison de la publication de la PPE est un acte irresponsable. Nous appelons les parlementaires à ne pas tomber dans ce piège mortifère qui aurait des conséquences catastrophiques sur le plan économique et énergétique. »
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