Jean-Christophe Amarantinis est candidat à la présidence de l’UPE 13, l’antenne du Medef dans les Bouches-du-Rhône. Président du groupe familial JCM santé et du syndicat national des acteurs privés de la gériatrie, le Synerpa, il explique, vendredi 6 mars, dans un entretien accordé à Gomet’, sa démarche lancée officiellement le 15 février. Le processus électoral d’appel à candidatures à la présidence se clôturera le 23 mars (fin avril pour les candidats au conseil exécutif). L’élection du président aura lieu le 18 mai, avec une assemblée générale de passation le 15 juin au Parc Chanot. Il est pour l’heure le seul candidat déclaré.
Comment vous est venue l’envie d’être président de l’UPE 13 ?
Jean-Christophe Amarantinis : D’abord, tout simplement, parce que je suis du territoire. Je suis un entrepreneur indépendant, adhérent à l’UPE depuis trente ans, et j’ai toujours exercé des fonctions syndicales depuis le début de ma carrière, à la fois dans des mandats locaux, régionaux et nationaux. Président depuis trois mandats d’une fédération nationale en état de marche (le Synerpa, ndlr), qui a un peu moins besoin de moi, c’est un peu un retour aux sources avec la possibilité de me consacrer au territoire et à l’interpro, si bien sûr je suis élu.
À 55 ans, je suis à un tournant de ma vie professionnelle, avec mon entreprise qui fonctionne bien dans la filière gériatrique (JCM Santé à Aubagne, ndlr), ce qui me laisse aussi un peu plus de temps pour me consacrer à un mandat généraliste au niveau d’une fédération.
Quelle est votre volonté ? Avez-vous un slogan de campagne ?
Jean-Christophe Amarantinis : Non, pas de slogan, mais un caractère qui incarne ma personnalité : un homme de terrain, de contact, de représentation, d’influence et de consensus. C’est ma marque de fabrique.
Dans le projet que j’espère déployer ici, il y a l’objectif d’avoir plus d’efficience et d’efficacité dans le service rendu aux adhérents, de développer par tous les moyens ce réseau d’adhérents sur le territoire, et de mettre en avant au maximum l’entité UPE pour qu’elle soit encore plus reconnue dans son influence, son impact médiatique et sa communication. C’est un domaine dans lequel je me régale. J’entends mettre un coup d’accélérateur puissant dans le sillage de ce qu’a fait Philippe Korcia.
Quels sont les autres thèmes que vous portez ?
Jean-Christophe Amarantinis : Des actions en direction des femmes, pour avoir notamment plus de parité dans l’institution et donner davantage la parole aux femmes cheffes d’entreprise parmi nos adhérents. C’est important car il y a de plus en plus de femmes qui créent des entreprises, et il est normal qu’elles montent en puissance au niveau de l’institution. Le dîner de gala des femmes de l’UPE est en train de faire salle comble. La dynamique est en route.

Autre axe : des actions en direction des jeunes. L’avenir de l’entreprise et de l’économie française passe par eux. Il est important de les intéresser pour leur donner envie d’entreprendre, mais aussi d’aller chercher les jeunes talents dans l’ensemble de nos métiers. Car quelles que soient nos branches d’activité, nous avons tous des problèmes de pénurie de personnel et des besoins de main-d’œuvre. Il faut aller à leur contact et les accueillir dans nos boîtes.
Avec une volonté de rassembler les entrepreneurs et de les représenter au bon niveau partout ?
Jean-Christophe Amarantinis : Oui, bien sûr. Ils sont déjà rassemblés dans l’interpro via toutes les fédérations qui sont adhérentes à l’UPE 13. Et après, peut-être de mieux se connaître, d’avoir des actions collectives et communes avec des synergies entre les fédérations.
Avec les autres institutions aussi ?
Jean-Christophe Amarantinis : Oui. On a ouvert récemment une antenne à Aubagne, qui a été mutualisée avec la Chambre de commerce. On a créé des alliances avec l’U2P pour les mandataires lorsqu’il a fallu conquérir des tribunaux des prud’hommes. L’union fait la force pour taper le plus fort possible et porter notre voix.
C’est ce que nous avons fait dans le cadre des municipales pour essayer de prêcher la bonne parole auprès des candidats afin de rendre le monde économique indispensable dans le cadre de leur futur mandat. L’objectif est qu’ils nous intègrent, via notre pacte, dans la gouvernance des différentes municipalités. Je suis parfaitement dans la logique de ce qu’a construit Philippe Korcia, pour continuer à la fois ce travail collectif tout en étant assez autonome dans la gestion de notre fédération, qui est la plus puissante des antennes du Medef.
Le précédent mandat a été marqué par un lien distendu avec la CCI, avec notamment la mise à l’écart de Jean-Luc Chauvin, le président de la CCI AMP, des instances de l’UPE. Souhaitez-vous restaurer une relation plus fluide ?
Jean-Christophe Amarantinis : Je ne sais pas s’il y a des liens distendus. Peut-être à une époque entre les deux présidents. Moi, je n’ai pas d’a priori. J’ai pris le train en marche. Je suis arrivé au conseil exécutif depuis deux ans. Je n’ai pas eu connaissance de cet épisode.
J’ai pris l’exemple des locaux qui ont été mutualisés à Aubagne avec la CCI. Il y a un signal d’ouverture et de travail en commun lorsque c’est nécessaire. Après, chacun gère son institution de son côté. Il n’y a ni fusion ni absorption de l’une ou de l’autre. Il faut être intelligents et travailler tous ensemble pour être efficaces pour nos adhérents respectifs.
Lien utile :
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