Aix-Marseille-Provence accélère sa transformation en matière de mobilité. Zones à faibles émissions, développement des pistes cyclables, multiplication des parkings à vélos autour des pôles d’échanges : la métropole s’inscrit pleinement dans la dynamique nationale qui vise 100 000 kilomètres d’aménagements cyclables en France d’ici 2030. Ce mouvement, régulièrement mis en avant lors des rencontres consacrées au vélo et aux mobilités douces organisées sur le territoire, dépasse désormais le seul cadre environnemental pour devenir un véritable enjeu d’aménagement et d’attractivité économique. Pour les habitants comme pour les entreprises du territoire, cette évolution ouvre un nouveau champ économique, celui des services liés aux mobilités électriques légères.
Un marché qui structure de nouveaux acteurs locaux
Longtemps cantonné à quelques enseignes spécialisées, le secteur du vélo et de la trottinette électriques attire aujourd’hui des réseaux venus d’autres filières. C’est le cas de Point S, historiquement positionné sur l’entretien automobile, qui a fait de l’écomobilité l’un de ses axes de diversification. Le réseau propose désormais, via sa plateforme points-ecomobilite.fr, une offre complète dédiée aux mobilités douces, pensée pour s’appuyer sur un maillage de centres physiques capables d’assurer la livraison, la mise en route et le suivi technique des équipements. Ce modèle hybride, entre commerce en ligne et service de proximité, correspond aux attentes d’une clientèle métropolitaine de plus en plus sensible à la fiabilité dans la durée de son équipement, autant qu’à son prix d’achat.
Le vélo électrique, un choix rationnel pour les trajets domicile-travail (H2)
Sur un territoire marqué par le relief et l’étalement urbain, le vélo à assistance électrique change la donne pour de nombreux actifs qui écartaient jusqu’ici le vélo classique. L’assistance au pédalage, plafonnée à 25 km/h, permet d’absorber les dénivelés fréquents entre les quartiers et les zones d’activité de la métropole, sans nécessiter de condition physique particulière. La sélection de vélos électriques urbains, sportifs et hybrides proposée par Point S Écomobilité illustre cette diversification de l’offre, désormais pensée pour couvrir aussi bien les trajets quotidiens que les usages de loisirs, dans un territoire où les deux se combinent souvent.
La trottinette électrique, solution complémentaire pour le dernier kilomètre (H2)
Autre segment en forte progression : la trottinette électrique, plébiscitée pour les trajets courts et l’articulation avec les transports en commun. Compacte et facilement transportable, elle répond à une problématique bien identifiée par les collectivités locales, celle du dernier kilomètre entre une gare, un pôle d’échanges et le lieu de travail. Là encore, l’offre proposée par Point S Écomobilité en matière de trottinettes électriques cherche à répondre à des profils d’usage variés, du déplacement urbain quotidien à la mobilité de loisir, avec un accompagnement technique assuré localement.
Un écosystème de services, condition de la transition (H2)
Au-delà de la vente d’équipements, c’est bien la structuration d’un écosystème de services qui conditionne l’adoption durable de ces nouvelles mobilités. Entretien, réparation, conseil à l’achat : ces prestations, qui nécessitent une expertise technique spécifique liée à l’électronique embarquée et aux batteries, deviennent un facteur de différenciation pour les enseignes du secteur. Elles constituent également un vivier d’emplois locaux non délocalisables, dans des centres ancrés sur le territoire métropolitain, à l’heure où de nombreuses collectivités cherchent justement à soutenir des filières créatrices d’emplois de proximité, en complément des activités touristiques et portuaires plus traditionnelles de la région.
Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large de diversification économique, où des réseaux issus de secteurs traditionnels réorientent une partie de leur activité vers les usages émergents de la mobilité urbaine. Elle rejoint les ambitions affichées par la métropole Aix-Marseille-Provence de développer des alternatives crédibles à la voiture individuelle, tout en confortant un tissu d’entreprises locales positionnées sur ces nouveaux usages.
À mesure que les infrastructures cyclables se densifient et que les habitudes de déplacement évoluent, le vélo et la trottinette électriques devraient continuer à gagner du terrain dans le quotidien des habitants de la métropole. Un mouvement de fond, à la croisée des enjeux environnementaux, économiques et industriels, qui devrait continuer à structurer l’offre de services sur le territoire dans les prochaines années, tout en consolidant la place d’Aix-Marseille-Provence parmi les métropoles françaises les plus engagées sur le terrain des mobilités actives.
















