À la croisée de la création contemporaine et des nouvelles technologies, le festival Octobre numérique – Faire monde investit chaque année Arles avec une programmation pluridisciplinaire mêlant expositions, rencontres, spectacles, conférences, performances, concerts, projections et game jams. La ville est l’une des places fortes des industries culturelles et créatives du Sud et confirme avec cet événement sa vocation.

Le jeu vidéo artistique constitue l’un des axes forts de la manifestation qui existe depuis une quinzaine d’années et qu’est encore mal connue du public métropolitain. A tort ! Octobre numérique entend en effet défricher les tendances émergentes et les pratiques d’avant-garde. En explorant les mondes virtuels et leurs usages, le festival ouvre le débat sur les enjeux de l’inclusion, de l’ouverture et de la durabilité dans les environnements numériques. Mais aussi de m’impact des pratiques et des représentations sur tout un chacun à tous les âges.

Octobre numérique militant du « permacomputing »
Octobre Numérique – Faire Monde poursuit également son engagement en faveur du « permacomputing », une approche qui vise à repenser les pratiques informatiques à l’aune de la sobriété et de la durabilité. Le festival indique ainsi compenser une partie de son empreinte carbone et limiter le recours au matériel neuf. Il entend ainsi conjuguer expérimentation artistique, réflexion technocritique et indépendance.
L’événement bénéficie cette année du soutien de la Région Sud, du Département des Bouches-du-Rhône, de la communauté d’agglomération Arles Crau Camargue Montagnette et de la Ville d’Arles.

Le festival s’appuie également sur un réseau de partenaires culturels et institutionnels, parmi lesquels Arles Créative, le Museon Arlaten, la Biennale Chroniques, le Citron Jaune, les Rencontres d’Arles, l’Institut français, les Magasins Généraux, les cinémas Le Méjan, la librairie Actes Sud, amU, Games.brussels et plusieurs acteurs de la création numérique en France, en Belgique et au Japon. Des partenaires médias sont également en soutien à l’instar de Mouvement, Usbek & Rica, Fisheye, Immersion et Projets média.

A l’écoute des rivières, au Fonds Bustamante
Parmi les nombreux événements, on notera la projection et perforrmance À l’écoute des rivières de John Also Bennett et Hervé Humbert le samedi 7 novembre au Fonds Bustamante. La soirée débutera avec la projection du film The Kamo-gawa Song, réalisé par Hervé Humbert. « Le film décrit un territoire précieux où la rivière Kamo et le monde qui s’organise autour d’elle — les animaux, les riverains et les nombreux musiciens qui semblent la célébrer — forment un tout apaisé et harmonieux explique le festival.
« The Kamo-gawa Song est une tentative de dépeindre ces interactions et d’en composer une mélodie. La soirée se poursuivra avec une performance de John Also Bennett qui interprétera une sélection de son dernier album In the Olive Grove (Στον Ελαιώνα / Ston Elaióna), ainsi que des morceaux inédits, optimisés et étendus pour une écoute patiente et propice au rêve. »

La musique « atmosphérique » de John Also Bennett
John Also Bennett est un compositeur, flûtiste et multi-instrumentiste basé en Grèce, « dont la musique peut être qualifiée d’atmosphérique, d’avant-gardiste ou de minimaliste. Son travail se caractérise par l’utilisation d’ingrédients sonores simples pour interroger les espaces vides, le temps et la résonance à une échelle glaciaire, afin de révéler la complexité et la magie inhérentes à l’expérience quotidienne, voire au néant apparent. En amont de cet événement, une bibliothèque éphémère des rivières accompagnera de mots les sinuosités sonores promises de la soirée. Elle est réalisée en collaboration avec Laure Neria, autrice et créatrice sonore, et présentée au sein de Mono Nado (…) un espace hybride à Arles, né de la confluence du Rhône et de la rivière Kamo de Kyoto. »
Les collaborations entre Octobre numérique et les acteurs culturels d’Arles ou d’ailleurs sont nombreuses. Exemple, avec la Biennale métropolitaine des Imaginaires Numériques le festival arlésien présente Le langage des phalènes. L’oeuvre se situe à la croisée du jeu vidéo expérimental et de l’installation immersive, mêlant déambulation contemplative, essai vidéo et fiction interactive. L’exploration ne fait que commencer…

Mathilde Reynaud,
Le langage des phalènes : Crédit Octobre numérique
Liens utiles :
Le site d’Octobre numérique avec l’ensemble de la programmation.
Le site du Fonds Bustamante
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