Au lendemain des violences qui ont touché plusieurs villes de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le président de la Région Sud, François de Canson, annonce la réactivation du fonds régional « solidarité commerces pillés ». En déplacement dimanche matin dans le centre-ville de Marseille, aux côtés du préfet de région et de représentants du monde économique, il appelle les communes, métropoles, intercommunalités, Départements et l’État à contribuer à son financement pour soutenir les professionnels sinistrés.
Commerces saccagés : une aide d’urgence pour les professionnels
À Marseille, des centaines de commerces ont été pillés ou dégradés, tandis que les forces de l’ordre ont été prises à partie et que des symboles de la République ont été attaqués, notamment à l’Hôtel de Ville. À Nice, une quinzaine de commerces ont également été touchés. À Toulon, des affrontements ont éclaté et plusieurs établissements ont été vandalisés.
Créé en 2023 à la suite des précédentes émeutes, le fonds régional doit permettre d’apporter une aide d’urgence aux commerçants, artisans et restaurateurs victimes des violences dans les six départements de la région. François de Canson souhaite élargir la mobilisation financière à l’ensemble des acteurs publics afin de renforcer les moyens disponibles.
« La Région prendra une nouvelle fois ses responsabilités et j’appelle tous les acteurs publics, sans exception, à prendre les leurs. Face à l’urgence, nous devons unir nos forces pour agir vite, efficacement et apporter des réponses concrètes aux commerçants sinistrés », déclare-t-il.
La Canebière, Rue de Rome, rue St-Fé et Paradis ce dimanche 18 octobre 2026


















Le président de Région réclame des mesures de l’État
Au-delà de l’aide économique, François de Canson appelle à une réponse plus large face à ce qu’il qualifie d’escalade des violences. À l’approche de nouvelles mobilisations, dont une annoncée le 5 novembre, il estime nécessaire de garantir le droit de manifester tout en protégeant les personnes, les commerces et les institutions.
« Nous ne pouvons pas nous contenter de réparer les dégâts après chaque flambée de violence. Jusqu’où ira cette escalade ? Après les commerces, après nos institutions, faudra-t-il attendre que les casseurs s’attaquent à nos domiciles ? L’État devra prendre des mesures inédites, à la hauteur de la gravité de la situation », avertit le président de Région qui vient de succéder à Renaud Muselier au perchoir du Conseil régional. Il conclut : « Nous ne pouvons pas nous résigner. Nous ne pouvons pas nous y habituer. STOP ! »
Liens utiles :
Vidéo : la rue Paradis et la place général de Gaulle vandalisées à Marseille
Violences urbaines à Marseille : les commerces du centre-ville une nouvelle fois pillés
Violences à Marseille : les réactions des élus du territoire
Marseille : La République face contre terre à la mairie













