Le compte à rebours est lancé. Dès le 31 mars 2026, les réseaux 2G et 3G commenceront à s’éteindre progressivement en France. Une évolution technologique qui pourrait sembler anodine, mais qui pose un problème majeur : près de la moitié du parc d’ascenseurs français utilise encore ces réseaux pour son système d’alerte. Dans un communiqué publié le 5 septembre, la ministre chargée du Logement, Valérie Létard, annonce une mobilisation collective du secteur et prépare de nouvelles règles. « Je réaffirme mon engagement à accompagner l’ensemble du secteur pour garantir à nos concitoyens, sur tout le territoire, l’accès à un parc d’ascenseurs sûr et performant », insiste-t-elle.
Plus de 325 000 ascenseurs menacés d’immobilisation
La réglementation impose à chaque ascenseur de disposer d’un moyen de communication opérationnel avec un service d’intervention. Sans ce dispositif, la cabine doit être mise à l’arrêt. Or, selon la Fédération des Ascenseurs, la France compte 650 000 appareils, dont près de 50% fonctionnent encore grâce aux réseaux 2G ou 3G. Autant d’équipements directement menacés par l’extinction de ces technologies prévue entre 2026 et 2029 par Orange, SFR et Bouygues Télécom.
Pour éviter l’immobilisation de milliers d’ascenseurs, le gouvernement lance plusieurs actions. Les préfets sont sur le point d’être sollicités afin de mobiliser les acteurs locaux sur tout le territoire. Des évolutions réglementaires sont aussi à l’étude. Elles rendraient obligatoire l’information des propriétaires lors des visites de maintenance toutes les six semaines et imposeraient une mise à niveau lors du contrôle technique quinquennal.
Autre chantier annoncé : la création d’un registre national des ascenseurs. Ce futur fichier doit permettre d’identifier chaque appareil, de suivre sa modernisation et d’éviter les retards de mise en conformité.
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