La Chambre des notaires des Bouches-du-Rhône a présenté à la mi-septembre les chiffres des transactions immobilières enregistrées dans le département au 30 juin 2025. Tour d’horizon par bassin de vie. Après Aubagne et La Ciotat, puis Cassis, troisième volet aujourd’hui de notre série : Aix-en-Provence.
Présentés en septembre par les notaires des Bouches-du-Rhône à partir de la base Perval, les derniers chiffres (arrêtés au 30 juin) des prix de l’immobilier confirment la singularité du marché aixois. Selon l’analyse de Me Frédéric Ollivier, notaire à Aix-en-Provence, la cité du Roi René conserve un niveau de prix parmi les plus élevés du département, tout en affichant quelques signes d’ajustement.
Dans l’ancien, le prix médian des appartements s’établit à 4 730 €/m², en recul de 2,2% sur un an, mais encore 50% au-dessus de la moyenne départementale. Le centre-ville reste le plus cher (5 760 €/m²), tandis que la couronne urbaine attire familles et investisseurs autour de 4 000 à 4 500 €/m². Les petites surfaces demeurent survalorisées : un studio se négocie 129 000 € pour 24 m², un deux-pièces 201 000 €. La demande étudiante et locative soutient ces biens quand les grands appartements peinent à trouver preneur.

Le neuf toujours en hausse, recul des maisons anciennes
Le neuf, en revanche, progresse : 6 380 €/m² en médian, soit +1,9%, porté par les programmes périphériques (Jas de Bouffan, Pont de l’Arc, La Duranne) et une clientèle de cadres recherchant confort et performance énergétique.
Les maisons anciennes reculent davantage, à 434 800 € dans le bassin aixois (-5,8%) et 646 600 € sur la commune (-6,8%). Les écarts se resserrent : l’est d’Aix progresse (+15%), quand l’ouest recule (-11,5%).

Pour Me Ollivier, ces chiffres traduisent la résilience d’un marché premium, soutenu par des atouts structurels : un patrimoine exceptionnel, le pôle universitaire, un cadre de vie recherché et une localisation stratégique entre mer et montagne. Aix reste à la fois le moteur et le miroir du département : dynamique, attractive, mais de plus en plus inaccessible pour les ménages locaux.

« Le profil des propriétaires reste inchangé. Plus on s’approche du centre historique, plus l’âge du propriétaire moyen augmente. La part des étrangers restent stable. Les propriétaires cohabitent tant bien que mal avec les étudiants qui, eux, ont des perspectives de vie plus festives, les familles s’installant pricipalement en première et deuxième couronne pour trouver des prix plus raisonnables », souligne maître Olivier.
Demain, notre série sur les prix de l’immobilier dans les Bouches-du-Rhône
se poursuit avec un focus sur Marseille
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