A désormais un peu moins de 100 jours du scrutin municipal de 2026, l’incertitude reste plus forte que jamais à Marseille, mais les tendances se dessinent désormais, nettement. Un nouveau sondage, réalisé par Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, publié vendredi 5 décembre, place en effet les trois principaux candidats dans un mouchoir de poche, dessinant un paysage politique fragmenté et imprévisible, dominé par trois blocs.
Selon cette enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de 829 personnes (1), le maire sortant, Benoît Payan, arriverait en tête du premier tour avec 30 % des intentions de vote, talonné par le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio, crédité de 27 %, et par la présidente du Département et de la Métropole, Martine Vassal, à 26 %.
Une situation politique fragmentée et imprévisible
Un resserrement qui traduit une situation politique où aucun camp ne domine véritablement, et où tout le monde peut espérer l’emporter. Porté par une dynamique nationale qui lui ouvre des perspectives inédites dans la deuxième ville de France, le RN apparaît ainsi toujours en embuscade, comme l’avait déjà souligné un sondage réalisé début novembre. Tout comme la droite traditionnelle réunie derrière Martine Vassal, soutenue par les Républicains, Horizons ainsi que Renaissance, sans que l’on sache exactement dans quelle mesure ses propos polémiques sur une éventuelle alliance avec l’extrême-droite au second tour, avant de rétropédaler, ont fissuré son socle électoral, l’enquête ayant été réalisée avant.
Quant à la gauche, son avance demeure fragile : si Benoît Payan, le maire sortant, soutenu par le PS, le PCF et les écologistes d’EELV, mais qui n’a pas encore fait acte de candidature, devance ses concurrents, il est concurrencée sur son flanc par une liste issue de La France insoumise, emmenée par Sébastien Delogu. Ce dernier, qui a lancé sa campagne ce week-end par un meeting à la Friche, devant environ 1000 personne, recueillerait 15 % des voix. De quoi peser sur le second tour, s’il se maintient, dans une quadrangulaire alors très incertaine.
Un électorat encore très volatile
Et ce, d’autant plus qu’à trois mois et demi du scrutin, les 15 et 22 mars prochains, « un tiers des électeurs peut encore changer d’avis », souligne le sondage, qui s’en tient au seul 1er tour. Avec notamment « une grande volatilité chez l’électorat de Benoît Payan et de Martine Vassal » où seuls 40% des Marseillais qui ont l’intention de voter pour ces candidats sont certains de leur choix. Une autre manière de dire que tout, absolument tout, reste ouvert.
(1) Enquête Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio, menée du 25 novembre au 1er décembre 2025 auprès d’un échantillon de 829 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population marseillaise âgée de 18 ans et plus, selon la méthodalors très incertaine.e des quotas après stratification par secteur.
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