Ce mercredi 5 novembre, le syndicat régional Mode In Sud a décidé de s’exprimer au sujet de la procédure engagée par le nouveau gouvernement contre Shein, société et marque de mode chinoise fondée en 2008. Cette procédure, également lancée le 5 novembre, vise, selon le site officiel du gouvernement, vise à suspendre la plateforme Shein afin que la marque puisse démontrer que « l’ensemble de ses contenus est en conformité avec les lois et règlements nationaux.» La procédure a été engagée à l’initiative du Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Le président du syndicat Mode In Sud, Jocelyn Meire, a salué « une excellente nouvelle » concernant cette initiative à l’encontre du géant chinois.
Trois événements sont à l’origine de cette procédure : d’abord, l’ouverture d’une boutique Shein au sein du centre commercial BHV, dans le Marais à Paris, ensuite, la mise en vente de poupées sexuelles à l’apparence enfantine sur le site officiel de la marque, et enfin, la commercialisation d’armes classées en catégorie A sur la plateforme. Ces faits ont notamment été signalés par un député de la Loire, évoquant la vente de « haches de camping » et de coups de poing américains.
Faire en sorte que Shein respecte enfin les règles françaises
Le président de Mode in Sud, Jocelyn Meire, s’est exprimé le 4 novembre sur le plateau de BFM Marseille. Il n’a pas hésité à rappeler les attentes du syndicat quant à la réussite de cette procédure gouvernementale. L’objectif, selon lui, serait qu’il y ait « une véritable conformité de la plateforme vis-à-vis du droit français » et que « la transparence soit assurée », selon le communiqué de presse du syndicat.
L’intention de la procédure est simple et claire : amener la marque à respecter les lois et règlements français. De façon plus générale, et au-delà des trois polémiques récentes, le géant chinois fait face à de nombreuses problématiques, qu’elles soient environnementales, éthiques ou morales, notamment en matière d’emploi et de conditions de fabrication. Des questions se posent également concernant les droits des consommateurs et la conformité légale des produits vendus sur la plateforme.
Le contexte est particulièrement tendu avec des clients hués en attendant l’ouverture du pop-up store du BHV. Mais pour le président de Mode In Sud, cette procédure représenterait une opportunité de « mieux encadrer, voire de censurer, les pratiques immorales et irresponsables de la marque. »

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