« Nous sommes un peu en avance sur le territoire national pour faire ensemble avec des contrats opérationnels de mobilités dans nos douze bassins opérationnels », ouvre Jean-Pierre Serrus. Lors de la 7ᵉ convention annuelle des maires de la Région Sud, organisée jeudi 27 novembre au Grand Théâtre de Provence à Aix, le vice-président de la Région (Renaissance) en charge des Transports et de la Mobilité durable, détaille le travail mené depuis dix-huit mois pour bâtir les douze premiers contrats de mobilité de France, avant de lancer leur signature officielle avec les élus des territoires.
« On a tous une part de responsabilité »
« La Région, ce sont six départements, 57 intercommunalités, 946 communes. Et on a tous une part de responsabilité dans la manière dont les habitants se déplacent », rappelle-t-il. Pour sortir des dysfonctionnements quotidiens, du style « le train arrive, l’autocar est déjà parti », la Région a choisi de co-construire, bassin par bassin, une feuille de route commune. Et pour cause, chaque jour, 1 800 autocars circulent dans la Région, sans compter ceux des intercommunalités, et 720 trains. Et ce, sur 6 000 arrêts de bus et 145 gares. « Ça fait des milliers et des milliers d’horaires de connexions de pôle de change », explique l’élu.

Les contrats de mobilité, plus de 120 réunions en 18 mois
« On a commencé par un diagnostic en se mettant d’accord sur des bassins de vie, des grands bassıns de mobilité, il y en a douze. Et bassin par bassin, à travers plus de 120 réunions en 18 mois, nous avons convenu d’un contrat d’engagement sur des sujets extrêmement concrets. » Une démarche directement issue de la Loi d’orientation des Mobilités de 2019, qui demandait justement de structurer les politiques de déplacement à l’échelle de bassins.
Ces contrats, signés pour quatre ans, ne portent pas sur des grands projets, mais sur des réévaluations. Ce sont des feuilles de route locales, signées entre la Région et chaque intercommunalité. Ils permettent d’organiser ensemble ce que chacun faisait jusqu’alors séparément. « La conjonction et la coordination des horaires, la continuité sur une voie cyclable, l’amélioration du covoiturage… Voilà les sujets qui ont été d’abord choisis », détaille l’élu. Ils totalisent 930 points structurés autour de six grands axes : intermodalité, vélo, covoiturage, cohérence des services, décarbonation et inclusion.
Liens utiles
> France 2030 : 1,2 milliard déjà engagé dans la région sud
> Contrat de Plan Etat-Région mobilités : les JO-2030 ruissèlent jusqu’au littoral
> Logistique et mobilité durables : la Région Sud et l’Ademe récompensent 21 projets
> Transports : la Région Sud adopte la taxe « versement mobilité » très controversée
> Versement mobilité : pourquoi la Région réduit la charge
> Notre rubrique d’actualités consacrée aux transports











