Un, deux et…trois. Chloé Zaied continue de remonter la chaîne de l’hydrogène pour construire une véritable filière nautique et portuaire. Après avoir créé le chantier Hynova à La Ciotat, puis la station pilote Ephyra installée à l’Anse de la réserve à Marseille, elle lance Pump’Hy à Aix, une plateforme SaaS de gestion de l’avitaillement en hydrogène pour l’industrie portuaire.

La société, entreprise à mission, a été créée en septembre sur le Technopole de l’Arbois, une localisation choisie pour notamment bénéficier du dynamisme de l’écosystème cleantech du site.
Chloé Zaied : « Notre ambition grandit »
« Cela fait plus d’un an que l’on travaille sur ce projet » confie à Gomet’ Chloé Zaied interrogée en marge du dernier « 12-14 » de l’Arbois, mardi 2 décembre, un rendez-vous dédié au bilan de l’année 2025 et aux nouveaux entrants dans la pépinière. Pump’Hy est une société à mission avec cet engagement à la décarbonation dans le milieu maritime-portuaire. Notre ambition grandit. Je me suis d’abord attaquée à la plaisance via le bateau hydrogène et aujourd’hui je remonte la chaîne de valeur sur les ports en venant apporter une solution de décarbonation en proposant une solution d’électrification grâce à l’hydrogène.»
Pump’Hy propose de venir en appoint des autres investissements en électrification en cours sur les grands ports en s’affranchissant du réseau car souligne Chloé Zaied l’hydrogène peut aussi produire des électrons sur un port sans génie civil et sans dépenser des centaines de millions d’euros. Selon la dirigeante la solution de Pump’Hy peut couvrir les besoins pour un ferry en escale qui réclame une puissance de deux mégas watts. Le contexte est favorable car « le marché d’ici 2030 sera réglementé avec une obligation de brancher à quai pour une escale de plus de deux heures » précise-t-elle.

Créer un standard international
La société est aujourd’hui portée par une participation d’Ephyra à hauteur de 25% et d’une « dream team » de six personnes (directeur de port, spécialistes de la réglementation portuaire et des systèmes hydrogène spécifiques), capable de développer le « Poc » en 2026 et d’installer dans la foulée les trois stations pilote sur les ports de Marseille, Toulon et Nice, puis de passer à l’étape d’industrialisation à partir de fin 2027. Des lettres d’intention sont d’ores et déjà signées avec les ports de Toulon et Nice et celle avec le port de Marseille est en cours de signature affirme Chloé Zaied.
La très dynamique dirigeante voit loin. « Ce n’est pas qu’un projet régional et national. Nous avons tout de suite des ambitions européennes voire internationales. Le but est de créer un standard. » Face aux moyens nécessaires pour un déploiement Chloé Zaied envisage une première levée de fonds à hauteur de cinq millions d’euros dès 2026.
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