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P.-E. Martin, président de Carbon : « D’abord, il faut qu’on réussisse Carbon One » (2/2)

par Jérôme Barbier
27 janvier 2026 at 11h13 (Updated on 26 janvier 2026 at 22h57)
Pierre-Emmanuel Martin - Carbon

Pierre-Emmanuel Martin, le président et co-fondateur de Carbon (Crédit DR)

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Porteur d’un projet de giga-usine dédiée à la fabrication de panneaux photovoltaïques, sur quelque 45 hectares au coeur au cœur de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer, Carbon a annoncé début janvier son rapprochement avec Longi, le leader mondial du secteur. Une inflexion du projet initial, présenté comme un projet de souveraineté énergétique et industrielle français et européen, représentant un investissement de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, que son co-fondateur et président, Pierre-Emmanuel Martin, justifie par une adaptation nécessaire, voire vitale, à l’évolution de la technologie et du marché.

Avec une première échéance : l’usine test de Carbon One, à Miramas, sur laquelle, avec son partenaire chinois, il souhaite « aller vite ». Tout en pressant l’État et l’Europe sur l’adoption d’un « Made In Europe » crucial.

Suite et fin de volet de notre entretien avec Pierre-Emmanuel Martin, le patron de Carbon.

Vous diriez que ce partenariat avec Longi, il accélère votre calendrier ou il le sécurise avant tout ?

Il le sécurise avant tout.

C’est ça, en fait, votre démarche avec Longi ?

Oui, bien sûr. Il le sécurise ou plutôt, il le crédibilise auprès du marché, il le crédibilise auprès de l’État. Si la France veut dire non au N.1 mondial, qu’elle le fasse mais ce n’est pas moi qui en serai la cause. Après, sur la question de la souveraineté, faisons très attention ! Demain, ce qui est en jeu, c’est notre capacité à maîtriser la totalité de la chaîne. Peut-être que les enjeux ne sont pas tant au niveau des panneaux solaires que sur d’autres technologies, mais c’est un symbole. Moi, ce que je veux, c’est qu’on soit capable d’avoir des usines le plus tôt possible, d’être les leaders en Europe.

Tout le monde me dit, effectivement : « Mais tu te rends compte, ton discours a vachement changé par rapport à il y a 3 ans… » Mais c’est une évolution nécessaire.

Votre partenariat avec Longi ouvre-t-il la voie à une coentreprise capitalistique ou c’est seulement industriel ?

Non, nous on travaille sur un projet très clair de gigafactory à Fos. Et la gigafactory, en fait, c’est deux usines : l’une qui permettra de fabriquer des cellules et des modules ; et une autre qui permettra de fabriquer des lingots et des wafers (fines tranches d’un matériau de semi-conducteurs, ndlr). Les lingots et wafers, ça arrive dans un deuxième temps, c’est là où on a une vraie fragilité et dépendance, parce qu’aujourd’hui, tous les lingots et wafers sont fabriqués en Chine. Et un tout petit peu aux Etats-Unis et en Inde. Mais 99 % de la production, c’est en Chine. Donc si demain la Chine envahit tout Taïwan, plus personne au monde n’a des lingots et des wafers. Pour l’instant, l’Europe se concentre sur les cellules et les modules.

Donc nous, on a deux usines, avec 5 gigawatts de capacité chacune. Et c’est un énorme investissement : 800 millions d’euros pour Cemo (cellules, modules), 450-500 millions pour inwa (lingots – ingot en anglais-, wafers). Préalablement à ça, à Miramas, on va faire Carbon One. Et c’est là où on veut, avant d’imaginer une co-entreprise ou quoi que ce soit, faire quelque chose d’équilibré avec Longi.

La chaîne de valeur, du silicium au module assemblé (Crédit DR/Carbon)

Sous quelle forme, concrètement ?

On travaille avec eux pour définir un partenariat technologique, propriété intellectuelle et transfert technologique sur cellules-modules et ingots-wafers mais, pour l’instant, les questions de partenariat industriel et capitalistique se limitent aux discussions à Carbon One, c’est-à-dire l’assemblage. Parce que, d’abord, il faut qu’on réussisse Carbon One. C’est déjà assez complexe, comme ça, pour faire des modules de qualité, qui ont toutes les références et tous les certificats, pour réfléchir avec nos clients sur le type de contrat, etc., pour ne pas vouloir en rajouter.

« On a déjà levé pour 600 MW de contrats fermes, sous condition »

On commence à avoir des contrats annuels, mais on n’a pas de contrat long terme. Or, nous, pour financer l’actif, il nous faudrait idéalement, nous disent les banques, des contrats à 5 ans, minimum. C’est pour ça qu’on souhaite démarrer avec Carbon One. Un « petit objet », 700 MW, avec des modules, sur un marché qui va permettre de rentabiliser l’actif. Et on commence à travailler, on a déjà levé pour 600 MW de contrats fermes, sous condition d’adaptation de la réglementation au « Made in France ». C’est déjà un exploit ! Ce sont des contrats de fourniture sur 3 ans, ce qui n’existe pas sur le marché. Faire ça avec Carbon One, c’est faire la démonstration que c’est possible. Et puis c’est aussi, avec notre partenaire chinois, discuter d’une gouvernance, de ce qu’on met comme argent, comment on fait les choses, mais d’abord à l’échelle de Carbon One.

Comment, justement, cela va-t-il s’articuler entre Carbon et Longi ? Qu’est-ce que cela change par rapport à la feuille de route initiale, par rapport au modèle économique ?

Tout d’abord, aujourd’hui, on a des discussions qui sont protocolées et qui n’engagent pas plus loin tant qu’on n’a pas fini l’ensemble des travaux et des discussions. Et ces travaux et discussions sont importants ! Ils portent sur la propriété intellectuelle, sur le transfert de technologie, de compétences, sur une éventuelle co-entreprise sur CarbonOne. On a commencé les discussions en début d’année 2025, on a signé le protocole en juillet, donc on est encore en plein dedans !

Ce qu’on sait, c’est qu’on a l’exclusivité pour l’Europe, c’est-à-dire que Longy ne fait pas la même chose avec d’autres acteurs en Europe. Aujourd’hui, on pousse et on travaille. On va partir bientôt en Chine avec la direction générale de Carbon pour passer à un stade supérieur, qui est un contrat de partenariat sous conditions suspensives. En gros, l’adaptation du cadre réglementaire français au fait qu’une usine d’assemblage d’abord et, demain, on l’espère, une usine de modules et de cellules, puissent écouler au moins 50 % de leur production sur le marché français.

Quel est le calendrier et quel est le montant des investissements nécessaires pour cette première phase, pour Carbon One ?

Sur Carbon One, on parle d’une enveloppe globale de 50 millions d’euros qui comprend les investissements pour l’adaptation du site, tous les investissements des chaînes de production, le ramp-up, et les besoins en fonds de roulement.

C’est quoi ? Fonds propres, dettes, subventions ?

C’est ce que les partenaires vont amener en fonds propres, effectivement, et puis après il y aura un certain nombre de choses. On doit avoir pour 20 millions d’euros de dettes et subventions. Donc on va dire que c’est environ 30 millions d’euros d’equity, de fonds propres ou quasi fonds propres, et le reste de dettes et subventions.

Sur ces 30 millions d’euros, combien apporte Longi ?

Comme je l’ai dit, il y a des sujets qui sont encore en cours de discussion et vous comprendrez qu’à ce stade, on ne peut pas donner trop de détail.

Mais ils mettront des billes, quand même ?

Mais oui, évidemment. Ils sont intéressés et il y aura évidemment une participation financière, minoritaire, de Longi. Et nous resterons majoritaires. Ça figure d’ailleurs dans l’Industrial Accelerator Act que nous attendons de l’Europe : une entreprise, un investisseur chinois, ou autre, hors UE, ne pourra pas avoir plus de 49 % des sociétés détenant des usines en Europe. C’est la feuille de route. Et vous vous doutez bien que tout ça fait l’objet de discussions commerciales sérieuses et poussées.

« Dans Carbon One, qui sera une filiale de Carbon, on sera a minima à 51 %, et le partenaire chinois 49 %, au maximum »

En termes de gouvernance, qu’est-ce qui change ou qui pourrait changer ?

En termes de gouvernance, d’abord, Carbon, c’est une société qui va très certainement filialiser Carbon One. Et Carbon One, comme je viens de le dire, ça sera dans un rapport où, a minima, nous aurons 51 %, et le partenaire chinois 49 %, au maximum. Donc ça veut dire qu’on reste majoritaire et aux commandes tant qu’on n’est pas au bout de l’histoire.

Pour quel calendrier ?

Nous, on trépigne ! On aimerait lancer la décision d’investissement en mars mais le gouvernement est en train de nous dire qu’il faut encore patienter. Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?

Il faut patienter par rapport à quoi ?

J’aimerais bien que vous alliez poser la question au gouvernement ! On nous a annoncé une PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie, ndlr) pour Noël, finalement repoussée. Et maintenant, on ne sait plus trop…

Vous avez besoin de ça pour avancer ?

Evidemment ! Déjà, ça stabilise nos clients. Tout le monde est conscient qu’à un moment donné, on ne peut pas continuer comme ça à fragiliser complètement notre base productive, ça suffit les pays sans usines ! Nous, on est prêt. On a des engagements signés. On a neuf des plus gros acteurs du marché de la toiture industrielle, agricole et commerciale qui ont signé une lettre, qui ont signé des engagements fermes pour 600 MW avec nous. Et ils l’ont dit au gouvernement : « Nous sommes prêts à nous engager pendant trois ans à acheter des produits à Carbon One, si… » Voilà. Et là, on nous dit : « Ben non, là, on vient d’annuler un certain nombre de dispositions pour le marché en 2026 »…

Donc nous, globalement, on est prêt. Et on aimerait pouvoir prendre la décision finale d’investissement avant l’été. Après, il faudra compter quelques mois pour préparer et amener les machines, puis faire les travaux. L’idée, c’est qu’on puisse commencer à livrer des panneaux mi-2027. Je le répète : on est prêts. Voilà, je ne peux pas vous dire autre chose. On est prêts !

Vous en parliez, au-delà de la France, vous attendez beaucoup, aussi, de l’Industrial Acceleration Act, la future loi européenne dite d’accélération industrielle qui devrait être discutée fin février à Bruxelles (1) et qui vise justement à renforcer l’exigence de type « Made in Europe » pour les industries européennes émergentes comme le solaire…

On va quand même dire les choses. L’Europe doit assumer le « Made in Europe ». Si l’Europe ne met pas le photovoltaïque dans cette définition du « Made in Europe », on aura un problème.

C’est une question de vie ou de mort, pour vous ?

Ah oui, bien sûr ! Si vous voulez, l’Europe, dans le cadre du NZIA, a posé une définition, a travaillé sur ce qu’on pourrait appeler la résilience. Le NZIA, c’est dire que les pays ont le droit, désormais, de mettre des réglementations spécifiques qui obligent le sourcing. La France a décidé d’appliquer ce principe de résilience sur tout le marché. Donc, demain, à partir du 1er janvier 2027, tous les panneaux solaires qui seront installés en France devront répondre à des critères de résilience sur l’assemblage de modules, sur la provenance de la cellule, sur les onduleurs et sur un composant parmi les quatre suivants, le verre, le lingot, le polysilicium, le wafer. Donc ça ne doit pas venir de Chine. Mais ce n’est pas suffisant.

Aujourd’hui, les panneaux qui sont fabriqués au Vietnam, au Mexique ou en Indonésie et, à peu de choses prêt, ils ont le même prix que les panneaux chinois, parce que ce sont des entreprises chinoises qui les possèdent. Donc je ne comble toujours pas le différentiel de production qu’il peut y avoir, qui est faible, et surtout, je ne permets pas de sécuriser ou de rembourser les investisseurs et les banques qui ont prêté le capital pour reconstitution du capital productif. Nous, on va quand même en avoir pour 600 millions d’euros de « bâtimentaire ». Donc il faut bien que mon prix de vente reflète ce coût du capital. Or, si mes concurrents au Vietnam ou ailleurs, qui sont chinois, ont décidé de faire des usines et d’avoir des logiques d’amortissement comptable qui ne sont pas les miennes, et qui ne reflètent pas le prix du capital, je ne vais pas m’en sortir.

Et donc le « Made in Europe », c’est dire que sur le marché européen, ne sont applicables que des produits qui viennent d’usines européennes, qui n’existent pas encore mais qui se construisent, qui feront face au même coût du capital, que ce soit pour les parties fonds propres ou la partie dette. Et, donc, qui devront intégrer les mêmes règles, par exemple, sur le dumping et les ventes à pertes, interdites en Europe mais pas en Chine. C’est vital.

« Carbon One doit nous permettre de rassurer nos clients, mais aussi les banques, les investisseurs »

Vous l’évoquiez, vous avez multiplié les accords commerciaux avec les développeurs et les IPP, lors du salon Energaia, en décembre dernier. Est-ce que vous prenez ça, quand même, comme une marque de confiance dans l’évolution de votre projet ?

Oui, c’est une marque de confiance dans l’évolution du projet, et j’irais même plus loin, une marque de confiance dans notre rôle de porte-voix auprès du gouvernement pour dire : « Voulez-vous, oui ou non, une industrialisation ? Et qu’est-ce que vous attendez ? »

Il y a urgence ?

Oui, il y a urgence, évidemment. A l’heure actuelle, on devrait parler du lancement de la gigafactory. On n’y est pas, et ce n’est pas faute de n’avoir pas travaillé. On a mis 20 millions sur la table, on a payé les équipes… Et ce n’est pas faute non plus d’avoir eu un soutien sans faille des services de l’État déconcentrés. Que ce soit la Dréal, les services de la préfecture, Dred, etc., ç’a été parfait. On a tout fait dans les temps. Mais depuis la dissolution (de l’Assemblée nationale, ndlr), je dirais, on est quand même dans cette espèce de temps suspendu où l’affirmation d’une politique assumée, industrielle, de transition énergétique, à la fois nucléaire et renouvelable, a du mal à sortir.

Sur le projet plus global de gigafactory, à Fos, où en est-on aujourd’hui ? Vous avez toutes les autorisations, environnementales, permis de construire, depuis avril 2025, mais il faut valider, d’abord, Carbon One, avant de passer à l’échelle supérieure ?

Exactement. Ceux qui n’ont pas compris et qui pensent qu’on peut passer de zéro à tout, font fausse route. Pour nous, ce n’est même pas la peine de nous dire autre chose. Nous, on a ce premier point de passage qui permet non seulement de discuter des transferts de technologies, mais surtout de travailler en profondeur avec nos clients pour leur dire que ce premier test avec Carbon One, ce premier batch de 700 MW – on peut même pousser 1 GW -, préfigure ce qui va se passer ensuite. Ça doit nous permettre de rassurer nos clients, mais aussi les banques, les investisseurs. On a tout sécurisé par notre gigafactory mais, pour l’instant, c’est tout pour Carbon One.

Le projet de giga-usine de Carbon, au cœur de la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer (Crédit DR/Carbon)

Est-ce qu’on a un calendrier pour la gigafactory ou cela va-t-il dépendre, là aussi, d’abord de Carbon One ?

La balle est dans le camp de l’État, j’ai envie de dire. Nous, il y a un an, quand on a commencé à travailler avec Longi, on avait un État qui nous disait : « On va vous prêter de l’argent, on va tout faire… » On avait la feuille de route de la DGE, on avait des choses qui étaient arbitrées très favorablement. Parfait. Et puis Michel Barnier, le Premier ministre, saute. On a un nouveau Premier ministre, rebelote. Tout s’est bloqué. On re-perd du temps et de l’énergie. Là, le gouvernement vient d’annoncer, fin d’année 2025, qu’il y aura 100 % du marché sur le « Made in France », et on commence par le sol et les grandes toitures. Ce ne sont pas tout à fait les produits qu’on travaillait avec Longi pour les marchés précédents.

À un moment donné, il faut que l’Etat nous dise clairement les choses… Le gouvernement doit, dès lors qu’on aura le « Made in UE », figer définitivement la feuille de route des dix prochaines années. Et dire, définitivement : « Le marché français sera soutenu par cette doctrine, vous devez installer des panneaux faits en Europe. » Et là aussi, préciser les volumes. Parce que bien évidemment, on va exporter aussi. Nous, notre plan de production, c’est 50 % de notre production qui ira sur d’autres pays européens. Mais 50 % en France. Donc il faudra qu’il y ait un marché d’au moins 5 gigawatts par an, si on veut que les deux usines, Carbon d’un côté et HoloSolis (en Moselle, principal concurrent de Carbon, ndlr), fonctionnent en France. En dehors de ça, ce n’est même pas la peine d’y penser.

Et si on considère qu’il y aura du résiduel avec d’autres acteurs français, comme Voltec Solar, Reden ou Helipup, il serait plus sage de faire un marché de 6 à 7 gigawatts par an, pour pouvoir soutenir l’ensemble de ces nouveaux industriels conquérants, qui feront demain la fierté de la France.

« On reste sur un démarrage des travaux en 2027, pour une mise en service de la gigafactory en 2028. Mais ça urge »

Si on comprends bien, la feuille de route qui prévoyait une mise en service à fin 2027-début 2028 pour la gigafactory, est décalée…

Non, pas tout à fait. Je dis simplement que notre feuille de route, au début, c’était une mise en service en 2026. Donc nous, on reste toujours sur un démarrage des travaux en 2027, pour une mise en service de la gigafactory en 2028. Toujours. Mais simplement, aujourd’hui, ça urge. C’est-à-dire que Carbon One, il faut le faire avant.

Ça veut dire que vous prévoyez une phase de test, en tout cas de test grandeur nature, assez courte sur Carbon One ?

Pas tant que ça. Si vous considérez que vous mettez en service votre usine en 2028, Carbon One, je serai très heureux d’y mettre des cellules directement produites à côté. Carbon One, c’est de l’assemblage. Mes cellules, elles viennent de Chine. Si je peux avoir des cellules qui viennent d’Europe, je mets des cellules qui viennent d’Europe. Et si elles peuvent venir de Fos, c’est encore mieux ! J’ai juste une rotation de camion à prévoir…

Avec Carbon One, on a un plan de production d’au moins 5 ans, avec, à un moment donné, les cellules qui viennent de Fos. Aujourd’hui, on est partis sur l’idée que nos cellules, à partir du 1er janvier 2029, elles venaient de Fos. Je le redis, nous, on est prêts, et il faut qu’on soit présent sur le marché le plus vite possible.

——————–

(1) D’abord prévue le 16 décembre puis reportée au 29 janvier, la présentation par la Commission européenne de l’Industrial Accelerator Act a été une nouvelle fois repoussée, en pleine tensions autour du Groenland et des craintes d’une relance des sanctions économiques par les Etats-Unis de Donald Trump. L’exécutif européen évoque désormais le 25 février, au mieux.

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