Malgré le maelström institutionnel actuel, de belles décisions se font néanmoins jour et notamment concernant la préservation de notre littoral.
Il s’agit du passage d’un certain nombre de zones maritimes en « protection forte ». Le décret concerne la Manche et la mer du Nord, l’Atlantique et la zone Méditerranée. Au total, 63 sites sont ainsi dès à présent labellisés et ont été annoncés par Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, et Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la Pêche, à l’occasion de leur déplacement, mi-décembre, dans le Var.
Près de 467 000 km² d’eaux françaises bénéficient de ce label, soit 4,8 % des eaux maritimes françaises, une étape vers l’objectif fixé par Emmanuel Macron lors du 3e Sommet mondial de l’Océan organisé à Nice en juin 2025, de 14,8 % d’ici fin 2026.

Qu’est-ce qu’une protection forte ? Ce sont « des aires où les pressions humaines telles que la pêche, l’extraction ou certaines activités touristiques sont interdites ou strictement encadrées afin de protéger notre patrimoine maritime. Ce label national vise à garantir, dans la durée, la conservation des écosystèmes et des espèces les plus remarquables » pour préserver les espaces les plus sensibles des milieux marins.
Pour la façade « Méditerranée » sont labellisés :
- Le cœur marin de Port-Cros du Parc national de Port-Cros avec 1 700 ha abritant des herbiers de posidonie, des récifs, des espèces endémiques
- Le cœur marin du Parc national des Calanques
- Une zone de protection de biotope dénommée « Embouchure du fleuve Var »
- Le cantonnement de pêche du Cap-d’Ail
- La réserve marine de pêche de Roquebrune-Cap-Martin
- La réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls (Pyrénées-Orientales)
- Et en Corse, les espaces maritimes sur le territoire des communes de Barrettali, Centuri, Ersa et Palasca.
Lien utile :
> L’actualité du climat et de la biodiversité à suivre dans notre rubrique environnement












